dimanche 23 janvier 2011

Notre nouveau lecteur...

Cher lecteur,

Je ne sais pas si tu le sais... En fait je suis sur que tu ne le sais pas, ... Nous avons un nouveau lecteur.

Ce nouveau lecteur, je ne le connais pas encore, mais je vais bientôt le rencontrer. Il s'agit du nouveau copain de ma sœur. En gros, mon nouveau beau-frère.

Encore un que je vais pouvoir conditionner à appuyer sur "rafraichir la page" une bonne centaine de fois afin de faire monter mes statistiques.
Afin de lui souhaiter la bienvenue sur mon blog, je vais lui expliquer un peu de quoi il retourne.

Tout d'abord un petit historique.
L'Atild étant médiatiquement fermée et la Ligue ODEBI étant en restructuration (en plus de m'avoir fait comprendre que bon... Fallait arrêter les conneries), je n'avais plus de vecteur d'expression.
Comprenez qu'il me manquait un moyen d'emmerder le peuple.



Alors, tant que je retapais mon appartement, ce manque ne me gênait pas trop. Je n'y pensais que rarement, sous la douche par exemple, entre deux lectures du mode d'emploi du "Rogé Cabaillès toilette intime" de ma copine, bref autant te dire que je n'y pensais pas souvent.
Ces mode d'emplois me passionnent, ils sont écrits dans un nombre de langues absolument astronomique. Comme s'il fallait expliquer à nos femmes en Français, en Allemand en Grec et en Russe, dans trois alphabets différents, comment se nettoyer la chatte.
C'est un truc de dingue non ?




Et puis... Avec la fin de la décoration et des aller-retours quotidien à Leroy Merlin (dont je connais maintenant le plan par cœur), est revenue cette envie.

Cette envie très française, une envie qui s'est ancrée dans le code génétique familial au moment où mon père a été naturalisé : cette envie de dire ce que je pense. 
Et ce, pour une raison bien française : parce que j'y ai droit.

Alors, j'ai commencé modestement et puis, petit à petit, de plus en plus de visiteurs sont venus sur ce blog. Je ne te le cache pas que mon égo sur-dimensionné s'en est retrouvé flatté.

Si tu parcours les billets, tu trouveras aisément les différents thèmes qui m'inspirent et me passionnent : Paul Da Silva, les libristes, les pirates, Anonymous, l'anus et Nicolas Sarkozy.
C'est vrai que beaucoup de mes billets sont axés informatiques. Mais je m'efforce de rendre accessible les mystères de notre art au plus grand nombre.



Si je n'ai pas réussit, j'espère au moins y avoir contribué.

Ce qui me fait le plus rire, c'est que je vois la provenance de mes visiteurs, je sais donc à peu près qui ils sont. Et ce que j'avais prédis dans mon premier billet s'est produit : beaucoup d'anti Hadopi viennent ici, mais aucuns d'entre eux ne m'en parlent. Je me sens un peu comme le Dieudonné de la lutte anti Hadopi. Tant pis. J'assume.

Je suis donc retourné à mes premiers amours : Anonymous & co. J'y suis bien.
Au début tout le monde nous traitait d'intégristes, mais avec nos récents résultats en Tunisie, on est passé du statut d ' "adolescents dangereux pour la liberté d'expression tellement ils DDoS" à un statut plus cool de "nouveau mouvement citoyen de manifestation international sur Internet", ce genre de conneries. 
Les "bloggeurs influents" retournent leurs vestes aussi vite qu'ils acceptent les invitations pour aller manger chez Sarko.


Une petite partie des traitres

Et si ces derniers temps mes billets se font plus rares, c'est parce que j'ai plus de boulot. Mais ne t'inquiète pas lecteur, je suis là. L'opération Tunisia m'a également pris du temps.
La situation ne va guère s'arranger pour mon blog, car l'OpAlgeria se prépare, et il ne m'étonnerait pas qu'une seconde Révolution ait lieu au Maghreb d'ici quelques semaines. On fait tout pour en tout cas.

Je blog donc sans prétention, si ce n'est de te faire part de mes avis et de mes expériences sur le net. Parfois, j'essayerai de t'expliquer des projets de loi, pour que tu comprennes comment on se fait entuber par le gouvernement.

Enfin, cher nouveau Beau-Frère, je finirai sur une note plus personnelle. 




J'ai appris que tu entreprenais de prendre l'Avensis Verso familiale. JE TE PREVIENS. Cette caisse me revient d'ici quelques semaines. Mes parents, la cinquantaine venant, et les enfants les quittant, ont, en effet, troqué le monospace familial pour un cabriolet. De fait, ils m'échangent la Yaris contre l'Avensis.
Je te fais confiance, ne déconne pas, c'est pas ta Smart, et ça consomme 11 litres au 100. Mais 150 chevaux de pur bonheur dans un VVT-I 2.0L , ça se paye non ?
Pour une conduite plus sportive (même si c'est relatif sur ce genre de bagnole), je te conseil d'appuyer sur le petit bouton, sur le levier de vitesse.

Je te laisse, cher Beau-Frère, sur une petite chanson des Fatals Picards... Et je te dis à très bientôt, et bienvenue chez les secoués.



mercredi 19 janvier 2011

Modeste rétrospective sur la Révolution tunisienne

OUF ! Je ne serai pas interdit de vacances en Tunisie pour tout le reste de ma vie !

Faut dire qu'on a eu chaud. Ça faisait trois semaines que je j'enquillais des heures et des heures de chat IRC avec Anonymous.
On avait trouvé tous les jeux de mots sur Ben Ali (le meilleur restant de loin "Ben Alien"), on avait trouvé toutes les raisons de libérer la Tunisie du totalitarisme et de la censure (la meilleure étant le besoin de certain membres tunisiens d'Anonymous d'aller mater du porno sur Internet), et SURTOUT, on a dû remplir les bureaux, virtuels ou non, de nos amis de la police d'Internet tunisiens.

Il y a eu des moments réellement poignant, comme lorsque certain membres d'Anonymous en Tunisie, rentraient chez eux après les manifestations en nous disant que leurs cousins venaient de se faire tirer dessus.


 

Donc, autant vous dire que jusqu'à vendredi, l'hôtel-club 4 étoiles à Tunis, avec la copine cet été... C'était relativement compromis ! Notamment dans le cadre de l'obtention d'un visa. Quoique s'ils m'avaient accordé le visa, c'était surement pour me récupérer à l'aéroport ; et me flanquer direct en prison.

Ce n'est certainement pas le gouvernement français qui serait venu me chercher dans les horribles geoles tunisiennes. Quand on voit que MAM proposait même d'envoyer des flics pour aider l'ami Ben Ali à massacrer la population locale... Cela dit, tirer dans la foule, ça n'aurait pas beaucoup changé le quotidien de nos policiers, qui se lachent régulièrement dans nos cités, bien françaises, et bien républicaines.
Je vous le dis : vous ne m'auriez pas revu, j'aurai fini mes jours dans une taule tunisienne.




J'aurai fait partit de cette espèce très spéciale de français expatriés : les "français retenus à travers le monde". Les médias en parlent dès fois quand ils évoquent nos otages, en fin de journal. C'est aussi une des expressions préférées du journaliste qui marche tout le temps : Bernard De La Villardière ; dans sa grande émission journalistique, pas du tout racoleuse : Enquête Exclusive.

Bref, on a réussi ! Plus précisément, ils ont réussi. Même si c'était très dur pour moi de mettre en jeu mes vacances à Tunis cet été, ça a quand même dû être une autre paire de manche pour aller affronter la police tunisienne.




J'écrivais dans l'un de mes précédents billets, sur le rôle d'Internet dans ce type de Révolution, ces "nouvelles Révolutions".

J'ai commis une erreur, un oubli. J'ai sacralisé Internet, en oubliant la composante essentielle d'une Révolution : le peuple, et sa détermination à prendre en main l'avenir de son pays.
Beaucoup d'entre nous ont mis Internet au centre de la Révolution tunisienne, nous avions tort.

J'entendais parler ce matin sur Europe 1 un journaliste qui défendait cette thèse erronée.
Laissez moi vous expliquer à quel point ce journaliste se trompait.
Internet n'a fait que jouer son rôle : il est le même partout, permettre la communication entre les hommes.




Dans ces manifestations, je n'ai pas vu d'Internet, je n'ai pas vu de serveurs, ni de routeurs, ni de modem, ni de liaison ADSL, non. Je n'y ai vu que des tunisiens.
Ce sont eux qui allaient manifester pour se faire tirer dessus. Ce sont eux qui ont mis suffisamment de pression pour virer leur dictateur.

Ce sont eux qui ont fait la Révolution.

samedi 15 janvier 2011

Epic Win

 OPTUNISIA #1
Ben Ali Must Leave

Status : Truely Epic Win

Message : Ben Ali. We'll find you, Anonymous is everwhere.


United As One
Divided By Zero


OPTUNISIA #2
Pression Until The Election

Status : Processing

Message : Keep Pression, Arm your Lazer, We Are Still Here.





We Are Anonymous
We Are Legion
We Do Not Forget
We Do Not Forgive
EXPECT US


vendredi 14 janvier 2011

Ces cons du Paris-Dakar

Paris Dakar : 2 décès annoncés

Dakar toujours, deux hommes qui travaillaient pour l’évènement qui se déroule actuellement au Chili sont décédés. L’un jeudi à Copiapo (centre du Chili) où la course se rendra mardi, l’autre vendredi à Arica (nord) où elle vient d’arriver.

Les deux victimes sont mortes électrocutées.

La première, un fonctionnaire municipal de Copiapo, âgé de 46 ans, en installant une banderole de bienvenue aux concurrents qui est tombée sur un câble à haute tension.
La seconde victime lorsqu’il couvrait une scène située près du bivouac d’Arica devant accueillir samedi le président chilien Sebastian Pinera.

Par ailleurs, un spectateur a été blessé par un concurrent qui l’a heurté lors d’un pasagge dans les dunes d’ Iquique (nord) et qui se trouvait hors d’une zone sécurisée pour les spectateurs.
Il souffre de traumatismes thoracique et crânien. Sa vie n’est pas en danger, précise un communiquant d’ASO.




Je voulais faire un papier, mais mon coreligionnaire Renaud semble bien plus au point sur le sujet... Bon visionnage !




jeudi 13 janvier 2011

Révolution tunisienne et honte française...

Plus le conflit tunisien prend de l'ampleur, plus je m'énerve.

Mon énervement est ce qu'il est, à son petit niveau, mais j'espère vraiment, qu'il contribuera à une prise de conscience.
On pourrait facilement imaginer que l'objet de cette dernière serait la condition du peuple tunisien, mais, étrangement, au fond de moi, ce n'est pas le cas.
Je reste évidemment attaché à la libération de ce peuple, et je me bats, chaque jours, pour l'aider à s'émanciper, même si cela doit se faire par la violence... Tant pis, la Liberté est à ce prix, au prix de quelques DDoS, de quelques serveurs habilement configurés, de quelques euros dépensés à la location de ces serveurs, ... Et aussi, au prix du sang, pour ces tunisiens qui tombent sous les balles de leur propre police. Nous, français le savons, même si nous avons tendance à l'oublier.




Même si je n'ai jamais participé à des manifestations où les forces de police tiraient à balles réelles contre nous, j'ai quelques fois pu apprécier ces moments d'extrême tension. J'aime la montée d'adrénaline qu'ils génèrent.
Lorsque la contestation se heurte physiquement au pouvoir, au plexiglas d'un bouclier, c'est à cet instant que l'on comprend que le pouvoir utilisera tous les moyens pour rester LE pouvoir. Quitte à frapper à coup de tonfa, à gazer ses propres sujets. 

Ces moments d'agitation furent marquants pour moi. Je me retrouvais souvent au milieu de gens, souvent d'extrême gauche... Moi, le libéral devant l'éternel ! Ça me faisait drôle de sortir de mon quartier haut de gamme pour envoyer des pierres sur la flamme olympique pékinoise, (entre autres cibles) pendant que les CRS nous gazaient pour mieux nous frapper et nous insulter... 

Nous nous confrontions au pouvoir et à ses amis, les chinois.




Qui sait ? Si nous nous levions contre Sarkozy, n'y aurait-il pas des morts dans nos rues ? Ne serions-nous pas dans la même situation que la Tunisie actuellement ?

La contestation est inscrite dans nos gênes, dans notre culture, elle est même maintenant institutionnalisée, par le droit de grève. C'est le résultat de luttes sociales, et de manières plus antérieures, de lutte contre le pouvoir.

Et c'est là l'objet de la prise de conscience dont je vous parlais plus haut : malgré tout ce qui se passe en Tunisie, notre gouvernement reste muet, va même jusqu'à proposer de l'aide au gouvernement tunisien... Ne devrions-nous pas avoir honte ?




Ce Président tunisien, dictateur avéré, est soutenu par nos dirigeants... Peut être que M. Sarkozy rêve de pouvoir réformer autant que M. Ben Ali la Constitution de notre pays afin de rester indéfiniment au pouvoir ?
Ou peut-être est-ce lié aux contrats d'exploitation signés entre le gouvernement tunisien et Total ? Fleuron de l'industrie et de la corruption à la française. Ce même Total qui finance allègrement les campagnes électorales, à droite comme à gauche (pour rappel Total = Elf).




M. Sarkozy a bien des raisons de soutenir "par omission" son homologue, le dictateur Ben Ali.
Mais posons-nous à nouveau la question, ne devrions-nous pas avoir honte ? Quelques barils d'hydrocarbures valent-ils de renier plus de mille années d'Histoire de France ? N'avons-nous pas comme devoir de soutenir les peuples opprimés (et que nous avons colonisés) ? Notre passé ne nous y oblige-t-il pas ?

Je ne suis pas de ces pleureuses qui poussent les français à un sentiment de culpabilité, c'est le gouvernement que je pousse à ce sentiment.

Nous avons été parmi les premiers à faire notre Révolution, pour le plus grand bien de notre pays ; nous nous sommes affranchis du pouvoir totalitaire. Même si depuis quelques décennies, les  pulsions dictatoriales de certain se sont éveillées, nous restons, dans l'ensemble, un peuple libre, qui doit lutter pour conserver sa Liberté, mais aussi pour aider à gagner celle des autres.




Quelle fabuleux message ce serait, d'envoyer au monde entier un avertissement très claire à toutes les dictatures : la France ne soutient pas le dictateur Ben Ali, la France soutient le peuple tunisien, depuis trop longtemps dans l'asservissement.

Mais, ça poserait un problème à M. Sarkozy, cela légitimerait aussi l'intervention du peuple en cas de prise de pouvoir un peu trop importante en France, par des dirigeants français. M. Sarkozy, dont on ne doute maintenant plus des tendances sécuritaires, voir autoritaires, ne pourrait pas légitimer de telles actions.

Copains !

C'est dommage, M. Sarkozy, vous auriez pu vous racheter, en partie. 
Un petit communiqué en faveur du peuple tunisien, taper sur les doigts de MAM pour ses récentes déclarations, renvoyer M. Hortefeux pour son racisme chronique (c'est pas moi qui le dit, c'est la justice)... 
Bref, Chirac avait réussit à transformer l'essai en refusant d'aller faire la guerre en Irak, vous avez raté votre coup, pour l'instant. Mais il n'est pas trop tard M. le Président, il n'est jamais trop tard pour faire quelque chose de bien, souvenez-vous en. Montrez que vous n'êtes pas encore totalement corrompu par Total, par votre bi polarité pathologique, et faites ce communiqué. 
Pour une fois, s'il vous plaît, rendez-nous fiers.



mercredi 12 janvier 2011

Les traîtres sont maintenant rémunérés...

Il est rare que j'écrive deux billets par jour.
Tout d'abord parce qu'écrire est chronophage, et d'autre part parce que j'aime appliquer l'adage : à chaque jour suffit sa peine.

Mais je suis en ce moment en vacances forcées (jusqu'à lundi) pour une raison que je vous expliquerai peut être un jour.

Je flâne donc entre les bancs (du public) de la Cour d'Assises de Versailles, un lieu hors du commun, et Internet... Et notamment Numérama.
Ce serait mentir de dire que ce site d'actualité ne m'inspire pas : il n'est pas rare que je tombe sur une information qui me fasse réagir et que je traite, à ma manière je vous l'accorde, sur ce blog.

Aussi, j'aimerai vous faire part de ma déception à la lecture de cette news.
Un bloggeur, que je ne connaissais que de nom, et qui semblait être anti-Hadopi.

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Quelques heures passent pendant lesquelles je lis son blog ; et me rase, pour aller faire les soldes (j'aime être propre pour aller faire les soldes).
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En fait, j'allais faire un papier pour lui ruiner la gueule, mais, je me suis plongé dans son blog. 
Il n'a pas l'air d'être aussi con que les autres (FDN, QDN, RWW, ...), donc bon, je vais éviter d'accabler ce pauvre homme.
Même si je ne soutiens absolument pas la démarche qu'il a faite, que j'ai d'ailleurs refusé de faire moi même.
Bon 2000 euros par mois !

Internet, vecteur des nouvelles révolutions ?

Si un jour il vous prenait l'envie de devenir un dictateur, vous devriez, à un moment ou à un autre, contrôler les réseaux de communication.
Ce contrôle vous permettrait de prendre le pouvoir et de le conserver.
Ce fut, par exemple, le moyen employé par les révolutionnaires russes pour prendre le pouvoir et renverser le Tsar.  

Les réseaux sont diverses. On peut citer les réseaux dits "traditionnels" : les routes, les radios, la presse papier, le téléphone (filaire)... Et puis il y a les nouveaux réseaux, que nous qualifieront de plus "technologiques" : les téléphones mobiles, Internet et de plus en plus, l'Internet mobile.



Alors, si vous voulez contrôler les réseaux traditionnels ; c'est simple. Vous envoyez vos hommes aux différentes presses, voir aux imprimeries, aux stations de radios... Et vous utilisez la force pour empêcher la publication ou la diffusion. Bien sur, vous promettez monts et merveilles aux responsables des sociétés télécoms dès lors que vous accéderez au pouvoir, afin qu'ils vous facilitent la prise de contrôle des médias.
Pour les routes, il vous faudra quelques policiers un peu brutaux, et le tour est joué.
C'est ainsi que se sont faites les dernières révolutions.

Les gouvernements se sont bien vite aperçus que cette technique de "coup d'Etat" marchait bien, et s'en sont donc protégés de diverses manières. Ils ont adapté le système administratif et même le système sociétal, afin qu'aucun groupe ne puisse être assez puissant pour renverser un pays.
Les seuls groupes assez puissants sont maintenant des holdings, plus intéressées par l'argent que par le pouvoir. Et nos dirigeants sont plutôt à la botte de ces multinationales, ils n'ont donc pas à s'en méfier.




Mais... Les Etats ne semblent pas avoir mis en place de système assez efficace pour empêcher des révolutions liées aux moyens de communications technologiques. Pourquoi ? Parce que ces révolutions n'ont pas encore eu lieu. Et qu'il ne peut y avoir de réaction sans action. J'ajouterai que si nos gouvernements venaient à anticiper ces révolutions, le camp d'en face s'adapterait immédiatement. De plus, l'anticipation ne semble pas être le fort de nos gouvernants.

Certain pays ont bien essayé de censurer Internet : la Chine par exemple, et sa grande muraille numérique. Mais, il me semble que ce soit le seul pays qui se soit doté d'une infrastructure suffisament conséquente pour que le filtrage fonctionne réellement "bien". D'autres Etats censurent Internet, mais entre nous, c'est une science assez approximative.




D'autant que ces Etats sont bien conscients que plus ils filtreront l'Internet, moins il y aura d'investissements étrangers sur leurs territoires : les entreprises ont besoin d'Internet pour produire.
Et c'est là ce qui protège Internet : les entreprises. Sans elles, Internet ne serait qu'un moyen d'expression, les gouvernants l'auraient déjà censurés dans tous les pays.
La Chine a compensé par sa main d'œuvre bon marché par exemple. Mais les choses changent déjà.

Nous sommes dans les prémisses de ces nouveaux mouvements de masse, possibles grâce à un moyen de communication technologique : l'Internet.
On le voit en Tunisie actuellement, où la contestation s'organise via Twitter et Facebook. On notera pourtant qu'en Tunisie, le web est contrôlé par l'administration, qu'à cela ne tienne, ils ne peuvent pas tout voir, tout contrôler... Internet est trop vaste.




Et ces modes de communications vont être de plus en plus utilisés dans les années à venir, pour aider les mouvements de contestation.
D'autant plus qu'Internet permet aux internautes d'autres pays d'aider les contestataires.
Là où les manifestants auraient été "seuls au monde" sans Internet, le Réseau leur permet de médiatiser plus facilement les évènements au reste du monde. Ainsi, les citoyens extérieurs peuvent venir en aide au bon moment aux contestataires, en relayant les évènements et en mettant en place des infrastructure extérieure pour les aider à continuer la communication en interne, et à l'international.

On voit même avec Anonymous que les opérations de soutien extérieures peuvent aller plus loin : des attaques informatiques ciblées contre le pouvoir en place, comme le DDoS par exemple.


Vous êtes Anonymous


Les dirigeants ont de quoi trembler devant toute cette information qui se répand sur la toile, alors que la clé de leur stabilité est le contrôle de cette information et des moyens de la diffuser...
Ajoutez à cela la faim, liée à l'explosion du prix des matières premières, et vous aurez une poudrière géante : pays d'Asie, le Maghreb, certain pays d'Afrique, l'Amérique du Sud...

Ça a déjà commencé : Tunisie, Algérie, Mozambique, Haïti, Bolivie, ...

Ce n'est pas pour rien qu'en Europe, et dans nos pays "civilisés", le pouvoir a mis en place des "minima sociaux", c'est pour que les gens puissent, quoiqu'il arrive, ... Manger.
Si le peuple a faim, le peuple se soulève. C'est un risque trop grand pour nos dirigeants.




Comme il est maintenant de coutume, je prendrai un exemple concret pour illustrer cette incompréhension des gouvernements des nouveaux systèmes de communication, au service des révolutions et contestations.
Michèle Alliot-Marie, notre ministre de l'intérieur, a hier appelé au calme en Tunisie. Elle a, en outre, proposé à Ben Ali, dictateur tunisien, l'aide de la France pour former et équiper ses polices anti émeutes... Allons au delà de l'aspect scandaleux de ces propos : la France, par ses valeurs républicaines, et le droit d'ingérence que nous ne manquons pas de nous octroyer dans divers pays, devrait soutenir le peuple tunisien.
 
MAM n'a pas saisit que ce n'est pas de policiers anti émeute dont Ben Ali a besoin pour faire cesser les troubles, c'est de techniciens et d'ingénieurs, formés au filtrage du net. Mais ça, et heureusement, la France n'en n'a pas encore à revendre... Et j'espère que ces techniciens n'accepteront jamais de travailler à de si sombres desseins.

Pour finir sur MAM, je vous laisse sur une petite blague de Me Vergès. Car au même titre que j'aime les blondes, j'aime les avocats. Et Vergès est quand même marrant, malgré un fond très mauvais, mais c'est le propre de tous les avocats pénalistes que je connaisse.