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vendredi 15 avril 2011

Rejoignez Anonymous

Bonjour,

Je n'ai plus le temps de m'occuper du blog, mais ce n'est que partie remise.

Une petite vidéo en passant !

++

lundi 14 février 2011

Commentaire d'un commentaire...

MAJ 3 : Bon en fait demain, je fais un article posant la question de l'homophobie de M. Da Silva. Traiter quelqu'un de "tapette" quand on est un irresponsable politique, c'est quand même pas super.
A demain !



PS : Merci de me faire l'honneur de m'appeler alors que j'ai l'outrecuidance de te déranger d'exercer ma liberté d'expression lorsque tu es en famille. Pardonne mon affront en ne te répondant pas, mais il y a un reportage très bien sur France 2, que je n'ai pas envie de rater pour entendre ta sale voie de macro. 



MAJ 2 : TUTUTUTUTUUUTUTUTUT.. Mais qui m'appelle à cette heure là ? C'est encore Paul Da Silva ! Il faut croire qu'il a oublié le bon temps où les rôles étaient inversés. Comme le dit Zahia Zaho : "la roue tourne".

Attention Paul, passé 23 heures, c'est du harcèlement...^^

Demain je diffuse les messages téléphoniques qu'il m'a laissé (je les écouterai demain matin) ! Je vais rebaptiser mon blog "PaulDaSilvaLeaks" pour l'occasion. On fera un "PaulDaSilvaGate" pour le ruiner. Ensuite, on fera un "PaulDaSilvaTon" pour le soutenir.

Ça va faire monter mes visites et impressionner ma mère à son retour du ski !

Dictature de la transparence oblige.

Bonne nuit Paul !


MAJ : Bon, l'ami Paul Da Silva vient de m'appeler... Y'a des stars qui ont mon téléphone. Il "gagne à pas être connu" ce mec là. Pour mémoire.


Article original.

Voici un somptueux commentaire, en réaction à un de mes récents articles de soutien aux Anonymous arrêtés.
Rock a dit…
Anonymous? C'est pas les jeunes qui se font pièger à gogo car ils ne connaissent presque rien à l'informatique et au web à part Facebook ? Des idéaux de paix? de démocratie? Comme le Parti Socialisme en ex-URSS ? Sincèrement, 'faut sortir, bien travailler à l'école... Au fait, les Anonymes n'ont pas besoin de se cacher, ils se font chopper de toute façon et en un temps record ! Super les cracks de l'informatique...


Cher lecteur...

Tout d'abord, je suis très impressionné par ton style, se rapprochant étrangement du mien quand je parle de Paul Da Silva ; tu sais le Président du Parti Pirate, celui qui se fait des thunes avec les putes... 

 Aussi, je déduis de ta prouesse stylistique condensée, que tu me lis souvent. De fait, mon égo vient de passer de 85B à 90C, la taille parfaite. Tous les amateurs (d'égo) pourront te le confirmer. Paul Da Silva semble, quant à lui, préférer les plus grosses poitrines.


EPIC BOOBS - Can Turn Paul Da Silva into Business Man in 0.39 seconds


Message à Paul Da Silva : je m'arrête là, sinon ma sœur va encore me dire que "j'ai trop mis son tarif à Paul Da Silva" pendant un tournoi de Guitar Hero pour me faire rire en pensant à tes idéaux intérêts, et me déconcentrer.

Revenons à notre lecteur et à sa prose si parfaite.
Alors, je vais faire exactement le contraire de ce que m'a enseigné ma prof de français de première, et décortiquer ton œuvre, phrase par phrase.

"Anonymous ?" Premier mot, ponctué par la marque interrogative, montrant que tu te demandes toi même de quoi tu parles.

"C'est pas les jeunes qui se font pièger à gogo car ils ne connaissent presque rien à l'informatique et au web à part Facebook ?" Tu me lis souvent. Tu as remarqué que j'évite les phrases à rallonge.
C'est lourd à lire.
Le caractère interrogatif de ta question confirme que tu ne connais rien d'Anonymous.
J'ajouterai que Facebook a été, durant la Révolution Tunisienne, le seul vecteur non censuré de diffusion de vidéo.




Pour ce qui est des connaissances informatiques des membres d'Anonymous, il me semble avoir déjà dit ici qu'elles étaient minimes, et assumées. Anonymous se voyant plutôt comme des militants que des pirates.

"Des idéaux de paix? de démocratie?" Accumulations d'interrogations démontrant une nouvelle fois que ton cheminement s'est un peu égaré.

"Comme le Parti Socialisme en ex-URSS ? Sincèrement, 'faut sortir, bien travailler à l'école..." Alors là, j'ai décidé de garder les deux phrases ensemble. Tu vas vite comprendre pourquoi.
Je souhaiterais souligner l'antithèse que forme cet ensemble.

Je pense qu'en essayant de t'exprimer au travers de ton clavier, en parlant de "Parti Socialisme", tu veux parler du "Parti Socialiste". Tu aurais pu faire un effort, c'est pas comme si on entendait parler tous les jours dans les médias.
Et la suite vient d'elle même : "faut (...) bien travailler à l'école", notamment en cour d'Histoire, ce qui semble t'avoir manqué...





Du haut de mon égo, je te pardonne de critiquer notre mouvement, et aussi de mettre des apostrophes à des endroits très improbables, avant le verbe...

"Au fait, les Anonymes n'ont pas besoin de se cacher, ils se font chopper de toute façon et en un temps record !" C'est sûr qu'en léchant les boules de Sarko, ce n'est pas toi qui va te "faire chopper"... Enfin, peut être pas tout de suite.
Tu parlais tout à l'heure d'école, tu devais être de ces merdeux qui disaient "merci" quand on les traitait   de connard.

"Super les cracks de l'informatique..." Même si je pressens un brin d'ironie dans cette dernière apostrophe, je te laisse le bénéfice du doute et le prends comme un compliment.


 

Alors, c'est sûr, je ne suis pas non plus irréprochable. Ni en orthographe, ni en idéologie. Mais s'il te plaît, Rock, fais un peu la part des choses, intéresse toi à notre mouvement, et peut être même qu'un jour, tu nous comprendras...

Courage, tu vas y arriver.

mardi 8 février 2011

Anonymous is Legion...

Les choses doivent désormais être bien claires avec toutes entités, commerciales, gouvernementales ou autre, qui chercheraient à nous identifier, et pire, à nous dénoncer ou nous arrêter.
Ce message s'adresse donc à ces organisations, francophones, qui envisageraient de faire du chiffre ou du résultat sur notre dos.

Tout d'abord, concernant notre mouvement.
Nous n'avons pas de "têtes pensantes". Il n'y a pas de leader chez nous. C'est le propre de notre organisation. Comment reconnaître un chef lorsque tout le monde s'appelle "Anonymous" ?
Nous sommes apolitiques et regroupons des gens de tous bords.




Il sera difficile aux gens qui nous chassent de nous comprendre, tant nous ne répondons pas aux standards des institutions classiques. Ce sera d'autant plus compliqué pour eux de nous comprendre, que s'ils nous combattent, c'est que l'ouverture d'esprit leur manque cruellement.

Notre fonctionnement est communautaire, anarchique et fonctionnel, aussi fou et improbable qu'efficace et radical. Notre nombre augmente à mesure que les instances gouvernantes et leurs chiens de garde essayent de nous traquer ou de nous arrêter.

Toute entité qui essayerait de nous causer du tort deviendrait immédiatement la cible de la totalité de notre force de frappe. Nous les coulerons.



Nous en avons fait la démonstration récemment, nous la ferons autant de fois que nécessaire. Nous sommes une hydre, si vous coupez une de nos têtes, des millions repousseront. Il n'y a pas d'autre alternative que de céder à nos exigences : la Liberté pour tous les peuples, et notamment, une liberté d'information et d'expression des plus totales.

Nous sommes de grands fans de la dictature de la transparence, elle est la dictature de la Liberté, l'anti matière des régimes totalitaires et de leurs dérives.

C'est pourquoi nous défendrons Wikileaks et ses membres, tant que notre mouvement existera. Avec la même ardeur que celle déployée contre l'église de scientologie, depuis maintenant des années.

Anonymous est un mouvement réfractaire, dont la structure s'est organisée autour d'un intérêt vital : que la chute de 80% de nos membres n'entraine pas la chute des 20% restants.
C'est le modèle même d'Internet que nous avons calqué. Nous sommes complètement autonomes. Rompus à une guérilla numérique qui a déjà contribué à faire tomber une des dictatures les plus stables du monde.



Anonymous est une armée de francs tireurs au service d'un idéal. Cet idéal est fait de certitudes humanistes, d'humour et de fougue. Si on peut tuer ou bâillonner un Homme, on ne peut réduire une idée à néant. Nous sommes une idée.

Anonymous est une pute qui n'oublie ni ne pardonne. Elle n'a qu'un seul prix : la Liberté des Hommes.

Expect Us.


 

dimanche 6 février 2011

Moubarak doit partir

Un point de non retour a été atteint en Egypte. J'espère vivement qu'il ne se transformera pas en impasse.

Ce point de non retour se ressent de plus en plus dans nos conversations avec les Anonymous d'Egypte.
Cet état de fait est très claire : si la contestation s'essouffle, les manifestants seront arrêtés, torturés et pour certain, mis à mort.




Il n'y a donc plus aucune possibilité de retourner en arrière. Chaque camp reste sur ses positions, sachant que le premier qui lâchera verra sa fin.

Je suis allé en Egypte en 2008, c'est une époque à laquelle, déjà, je me plaignais de Sarkozy et de voir des flics partout. Mais j'ai pu découvrir la VRAIE dictature.
Une dictature qui s'assume, avec un agent de police à chaque coin de rue, avec la nécessité de déclarer ses déplacements aux autorités, sans liberté de presse...

J'ai eu l'occasion de traverser une partie de ce pays, en partant de Port Saïd, jusqu'au Caire. ; en voiture Les luxueuses écoles étrangères qui se dressent dans le désert contrastent avec les quartiers pourris de la périphérie du Caire.




Il y a aussi d'immenses zones de désert interdites au public, des zones militaires. De ces zones, allaient et venaient des camions bâchés de l'Armée, dont nos guides nous avouaient à demi mots qu'ils étaient plein à craquer de prisonniers politiques, en direction de camps de détention.

C'était mon second contact avec un état totalitaire. Ce qui m'a le plus choqué, au delà de la pauvreté ambiante, c'était l'omniprésente photo du Président. Appliquée sur chaque surface plane assez grande pour être vue. Hallucinant.

Ce Président, qui laisse tous les pays occidentaux interroger leurs terroristes sur son sol, en échange de quelques arrangements, semble maintenant en fin de règne.

Les colorations capillaires n'y font rien, je crois vraiment que c'est la fin pour lui. Même les Etats-Unis ne le soutiennent plus. 




Il semble que nos femmes et hommes politiques n'ont pas envie de se voir envoyer à la figure les mêmes erreurs que MAM. Les politiques ont compris que défendre les peuples, révoltés c'est plutôt électoraliste, surtout quand les peuples renversent les ex-sympathiques dictateurs.

Ridicule. Pitoyable.
Jusqu'à début janvier, nous vendions du matériel anti-émeute à Ben Ali. Depuis mi janvier, nous avons gelé ses avoirs et promettons d'honorer les mandats d'arrêts internationaux contre Ben Ali et ses proches.
Jusqu'à ce matin, nous vendions des armes à l'Egypte... Navrant.
Ces F-16 qui volent à basse altitude au dessus des plus grandes villes égyptiennes, ne sont pas de fabrication locale il me semble.

Comme le dit ma mère : "on ne prête qu'aux riches". On ne vend qu'aux dictateurs qui savent se maintenir, au delà, ils deviennent d'odieux criminels.
On m'a récemment dit à mon boulot que l'hypocrisie payait plus que la franchise.  Je le constate et le déplore, nos politiques le comprennent et le pratiquent.




L'occident a commis l'erreur de penser que la seule réponse à l'islamisme était de soutenir les dictatures laïques dans les pays arabes.
Mais visiblement, ça n'a pas marché... Le Président algérien prend les devant et annonce la démocratisation de la presse. Visiblement, il flippe un peu, peut être qu'il a peur d'être la prochaine victime du domino day des dictateurs du moyen orient.

Revenons à cette peur de l'islamisme. Nous avons oublié de nous poser une question. Et si les pays arabes avaient envie d'être gouvernés par des religieux ?
Peut être que ces peuples ne désirent pas réaliser de démocraties à la française, avec une séparation de l'Eglise et de l'Etat.

J'en reste convaincu, il existe d'autres formes de démocratie que la notre ; tant qu'elles restent démocratiques.
Devons-nous, encore une fois, nous ingérer dans leurs histoires de politique interne ?

Non.



Nous devons les aider à renverser les dictateurs, sans arrières pensées, sans interférer dans la peur que les "islamistes ne prennent le pouvoir".

Si les urnes parlent en faveur des frères musulmans, en faveur de partis d'intégristes, ... Ce sera le choix du peuple, et nous ne devrons que nous incliner devant ce choix, en faisant attention que ces intégristes ne transforment pas leurs pays en dictatures.

vendredi 28 janvier 2011

Message à Anonymous

Ce billet s'adresse aux Anonymous du monde entier.

Ces dernières semaines, certains de nos membres se sont faits arrêter, dans divers pays.
En Tunisie, en Egypte, en Iran... Mais aussi en France, aux Etats-Unis et au Royaume-Unis.

Il est étonnant de voir que les dictatures comme les "démocraties" s'attaque à nous. 
Pourquoi ? Pour avoir défendu Wikileaks et attaqué Visa, Amazon, Mastercard et Paypal. 
Pour avoir fourni au peuple tunisien et au peuple égyptien des moyens de communiquer, des moyens de renverser la dictature... Quel étrange manège.




Nos démocraties arrêtent des gamins de quinze ans. C'est la réponse des gouvernements à l'un des plus grands mouvements de défense des Droits de l'Homme au monde.  Les gouvernements n'ont visiblement toujours pas saisi qui nous sommes. EPIC LULZ.
Il semble que ces arrestations sont signe que nous faisons peur, et c'est tant mieux. Nous sommes pris au sérieux. Elles sont la preuve que notre combat est juste et légitime, qu'il dérange nos gouvernants. Ces intimidations ridicules démontrent à quel point Anonymous est devenu puissant.



Anonymous contribue aujourd'hui à protéger la Liberté d'Expression, la démocratie, les Droits Fondamentaux, Internet, ... Et beaucoup d'autres trucs sympa. 
La justesse de notre combat n'est plus à démontrer. Nous sommes la descendance spirituelle des premiers Révolutionnaires français, de Guy Fawkes, des fondateurs des premières constitutions.

Ces arrestations seront rarement suivies de réelles sanctions pénales, en Europe en tout cas. Elles sont dures à vivre et à subir, je pense que nous en avons tous conscience.





Nous n'oublierons jamais nos semblables détenus, dans nos dictatures au paraître si démocratique. Ce que vous subissez est dur, personne n'aimerai le vivre, mais ces épreuves que vous traversez, nous ferons tout pour les partager avec vous. Vous rendez Anonymous plus fort.
Merci de ce que vous faîtes, de tous ces sacrifices, individuels, familiaux, on pense à vous.

Rejoignez nous.

We Are Anonymous
We Are Legion
We Do Not Forget
We Do Not Forgive
EXPECT US





PS : pour ceux qui sont en taule, pour vous consoler, pensez aux Epic Boobs !



mercredi 19 janvier 2011

Modeste rétrospective sur la Révolution tunisienne

OUF ! Je ne serai pas interdit de vacances en Tunisie pour tout le reste de ma vie !

Faut dire qu'on a eu chaud. Ça faisait trois semaines que je j'enquillais des heures et des heures de chat IRC avec Anonymous.
On avait trouvé tous les jeux de mots sur Ben Ali (le meilleur restant de loin "Ben Alien"), on avait trouvé toutes les raisons de libérer la Tunisie du totalitarisme et de la censure (la meilleure étant le besoin de certain membres tunisiens d'Anonymous d'aller mater du porno sur Internet), et SURTOUT, on a dû remplir les bureaux, virtuels ou non, de nos amis de la police d'Internet tunisiens.

Il y a eu des moments réellement poignant, comme lorsque certain membres d'Anonymous en Tunisie, rentraient chez eux après les manifestations en nous disant que leurs cousins venaient de se faire tirer dessus.


 

Donc, autant vous dire que jusqu'à vendredi, l'hôtel-club 4 étoiles à Tunis, avec la copine cet été... C'était relativement compromis ! Notamment dans le cadre de l'obtention d'un visa. Quoique s'ils m'avaient accordé le visa, c'était surement pour me récupérer à l'aéroport ; et me flanquer direct en prison.

Ce n'est certainement pas le gouvernement français qui serait venu me chercher dans les horribles geoles tunisiennes. Quand on voit que MAM proposait même d'envoyer des flics pour aider l'ami Ben Ali à massacrer la population locale... Cela dit, tirer dans la foule, ça n'aurait pas beaucoup changé le quotidien de nos policiers, qui se lachent régulièrement dans nos cités, bien françaises, et bien républicaines.
Je vous le dis : vous ne m'auriez pas revu, j'aurai fini mes jours dans une taule tunisienne.




J'aurai fait partit de cette espèce très spéciale de français expatriés : les "français retenus à travers le monde". Les médias en parlent dès fois quand ils évoquent nos otages, en fin de journal. C'est aussi une des expressions préférées du journaliste qui marche tout le temps : Bernard De La Villardière ; dans sa grande émission journalistique, pas du tout racoleuse : Enquête Exclusive.

Bref, on a réussi ! Plus précisément, ils ont réussi. Même si c'était très dur pour moi de mettre en jeu mes vacances à Tunis cet été, ça a quand même dû être une autre paire de manche pour aller affronter la police tunisienne.




J'écrivais dans l'un de mes précédents billets, sur le rôle d'Internet dans ce type de Révolution, ces "nouvelles Révolutions".

J'ai commis une erreur, un oubli. J'ai sacralisé Internet, en oubliant la composante essentielle d'une Révolution : le peuple, et sa détermination à prendre en main l'avenir de son pays.
Beaucoup d'entre nous ont mis Internet au centre de la Révolution tunisienne, nous avions tort.

J'entendais parler ce matin sur Europe 1 un journaliste qui défendait cette thèse erronée.
Laissez moi vous expliquer à quel point ce journaliste se trompait.
Internet n'a fait que jouer son rôle : il est le même partout, permettre la communication entre les hommes.




Dans ces manifestations, je n'ai pas vu d'Internet, je n'ai pas vu de serveurs, ni de routeurs, ni de modem, ni de liaison ADSL, non. Je n'y ai vu que des tunisiens.
Ce sont eux qui allaient manifester pour se faire tirer dessus. Ce sont eux qui ont mis suffisamment de pression pour virer leur dictateur.

Ce sont eux qui ont fait la Révolution.

mercredi 12 janvier 2011

Internet, vecteur des nouvelles révolutions ?

Si un jour il vous prenait l'envie de devenir un dictateur, vous devriez, à un moment ou à un autre, contrôler les réseaux de communication.
Ce contrôle vous permettrait de prendre le pouvoir et de le conserver.
Ce fut, par exemple, le moyen employé par les révolutionnaires russes pour prendre le pouvoir et renverser le Tsar.  

Les réseaux sont diverses. On peut citer les réseaux dits "traditionnels" : les routes, les radios, la presse papier, le téléphone (filaire)... Et puis il y a les nouveaux réseaux, que nous qualifieront de plus "technologiques" : les téléphones mobiles, Internet et de plus en plus, l'Internet mobile.



Alors, si vous voulez contrôler les réseaux traditionnels ; c'est simple. Vous envoyez vos hommes aux différentes presses, voir aux imprimeries, aux stations de radios... Et vous utilisez la force pour empêcher la publication ou la diffusion. Bien sur, vous promettez monts et merveilles aux responsables des sociétés télécoms dès lors que vous accéderez au pouvoir, afin qu'ils vous facilitent la prise de contrôle des médias.
Pour les routes, il vous faudra quelques policiers un peu brutaux, et le tour est joué.
C'est ainsi que se sont faites les dernières révolutions.

Les gouvernements se sont bien vite aperçus que cette technique de "coup d'Etat" marchait bien, et s'en sont donc protégés de diverses manières. Ils ont adapté le système administratif et même le système sociétal, afin qu'aucun groupe ne puisse être assez puissant pour renverser un pays.
Les seuls groupes assez puissants sont maintenant des holdings, plus intéressées par l'argent que par le pouvoir. Et nos dirigeants sont plutôt à la botte de ces multinationales, ils n'ont donc pas à s'en méfier.




Mais... Les Etats ne semblent pas avoir mis en place de système assez efficace pour empêcher des révolutions liées aux moyens de communications technologiques. Pourquoi ? Parce que ces révolutions n'ont pas encore eu lieu. Et qu'il ne peut y avoir de réaction sans action. J'ajouterai que si nos gouvernements venaient à anticiper ces révolutions, le camp d'en face s'adapterait immédiatement. De plus, l'anticipation ne semble pas être le fort de nos gouvernants.

Certain pays ont bien essayé de censurer Internet : la Chine par exemple, et sa grande muraille numérique. Mais, il me semble que ce soit le seul pays qui se soit doté d'une infrastructure suffisament conséquente pour que le filtrage fonctionne réellement "bien". D'autres Etats censurent Internet, mais entre nous, c'est une science assez approximative.




D'autant que ces Etats sont bien conscients que plus ils filtreront l'Internet, moins il y aura d'investissements étrangers sur leurs territoires : les entreprises ont besoin d'Internet pour produire.
Et c'est là ce qui protège Internet : les entreprises. Sans elles, Internet ne serait qu'un moyen d'expression, les gouvernants l'auraient déjà censurés dans tous les pays.
La Chine a compensé par sa main d'œuvre bon marché par exemple. Mais les choses changent déjà.

Nous sommes dans les prémisses de ces nouveaux mouvements de masse, possibles grâce à un moyen de communication technologique : l'Internet.
On le voit en Tunisie actuellement, où la contestation s'organise via Twitter et Facebook. On notera pourtant qu'en Tunisie, le web est contrôlé par l'administration, qu'à cela ne tienne, ils ne peuvent pas tout voir, tout contrôler... Internet est trop vaste.




Et ces modes de communications vont être de plus en plus utilisés dans les années à venir, pour aider les mouvements de contestation.
D'autant plus qu'Internet permet aux internautes d'autres pays d'aider les contestataires.
Là où les manifestants auraient été "seuls au monde" sans Internet, le Réseau leur permet de médiatiser plus facilement les évènements au reste du monde. Ainsi, les citoyens extérieurs peuvent venir en aide au bon moment aux contestataires, en relayant les évènements et en mettant en place des infrastructure extérieure pour les aider à continuer la communication en interne, et à l'international.

On voit même avec Anonymous que les opérations de soutien extérieures peuvent aller plus loin : des attaques informatiques ciblées contre le pouvoir en place, comme le DDoS par exemple.


Vous êtes Anonymous


Les dirigeants ont de quoi trembler devant toute cette information qui se répand sur la toile, alors que la clé de leur stabilité est le contrôle de cette information et des moyens de la diffuser...
Ajoutez à cela la faim, liée à l'explosion du prix des matières premières, et vous aurez une poudrière géante : pays d'Asie, le Maghreb, certain pays d'Afrique, l'Amérique du Sud...

Ça a déjà commencé : Tunisie, Algérie, Mozambique, Haïti, Bolivie, ...

Ce n'est pas pour rien qu'en Europe, et dans nos pays "civilisés", le pouvoir a mis en place des "minima sociaux", c'est pour que les gens puissent, quoiqu'il arrive, ... Manger.
Si le peuple a faim, le peuple se soulève. C'est un risque trop grand pour nos dirigeants.




Comme il est maintenant de coutume, je prendrai un exemple concret pour illustrer cette incompréhension des gouvernements des nouveaux systèmes de communication, au service des révolutions et contestations.
Michèle Alliot-Marie, notre ministre de l'intérieur, a hier appelé au calme en Tunisie. Elle a, en outre, proposé à Ben Ali, dictateur tunisien, l'aide de la France pour former et équiper ses polices anti émeutes... Allons au delà de l'aspect scandaleux de ces propos : la France, par ses valeurs républicaines, et le droit d'ingérence que nous ne manquons pas de nous octroyer dans divers pays, devrait soutenir le peuple tunisien.
 
MAM n'a pas saisit que ce n'est pas de policiers anti émeute dont Ben Ali a besoin pour faire cesser les troubles, c'est de techniciens et d'ingénieurs, formés au filtrage du net. Mais ça, et heureusement, la France n'en n'a pas encore à revendre... Et j'espère que ces techniciens n'accepteront jamais de travailler à de si sombres desseins.

Pour finir sur MAM, je vous laisse sur une petite blague de Me Vergès. Car au même titre que j'aime les blondes, j'aime les avocats. Et Vergès est quand même marrant, malgré un fond très mauvais, mais c'est le propre de tous les avocats pénalistes que je connaisse.




lundi 10 janvier 2011

Pompage : Lettre ouverte à Frédéric Mitterrand, ministre de la communication. #SidiBouzid

Même s'il m'arrive régulièrement de l'insulter, parce que je ne peux pas l'encadrer, le petit Fabrice est attendu par sa maman à l'accueil du magasin a écrit quelque chose de pas trop mal, pour une fois.

Comme on m'a dit à l'Armée : 
"Il faut le dire quand c'est nul, mais il faut le gueuler quand c'est bien !"

Et s'il fait parti du premier groupe, on ne peut lui enlever une sacrée plume (pas de blague sur la plume hein).
De plus, c'est un sujet important, je ne l'aurai pas mieux écrit.

Bonne lecture !


Lettre ouverte à Frédéric Mitterrand, ministre de la communication.

Monsieur le Ministre,

Slim Amamou, entrepreneur Tunisien dans le secteur internet, militant pro Net Neutralité, farouche adversaire de la censure, et – accessoirement – bloggeur chez ReadWriteWeb, est détenu depuis jeudi dernier dans les geôles de la dictature Tunisienne.

A l’heure où les morts se comptent par dizaines et où la révolte de la jeunesse Tunisienne semble redoubler, la rédaction de ReadWriteWeb appelle solennellement le gouvernement Français à demander la libération de Slim Amamou et, à l’instar de son homologue Américain, à dénoncer les attaques informatiques incessantes effectuée par le gouvernement Tunisien envers ses citoyens, qui violent leur vie privée, les privent du dernier espace de liberté dont ils disposent, et sème la terreur jusque sur le réseau en volant leurs codes d’accès à leurs profils Facebook ainsi qu’à leurs emails, ainsi qu’en se livrant à une censure de plus en plus féroce.

Slim Amamou, sans doute le plus connu des bloggeurs Tunisiens, est une personnalité de l’internet reconnue à l’international. Sa séquestration ne restera pas sans réponse, et contrairement à ce qu’il se passe quand un confrère journaliste est enlevé, l’internet ne se contentera pas de communiqués réguliers égrenant les jours de détention.

Les Anonymous ont montré comment le pouvoir Tunisien, ainsi que ses complices, feront l’objet de harcèlement constant – dans un premier temps – avant vraisemblablement de passer à une phase bien plus offensive, à coté de laquelle les attaques essuyées par les sites gouvernementaux Tunisiens et la bourse de Tunis ressembleront à des coups de semonce.

L’utilisation de l’armée d’une nation contre son propre peuple est un acte impardonnable, le fait que le ‘président’ Ben Ali ait mis sur pied une véritable armée numérique, sur laquelle nous avons longuement enquêté au sein de ReadWriteWeb, lui permet de pourchasser la liberté d’expression dans ses moindres recoins. La dictature Tunisienne est à ce titre l’une des dictatures numériques les plus avancées du monde, mais elle s’est désormais mise à dos les forces vives de l’internet dans ce qui s’annonce comme une lutte à mort.

Sans remettre le moins du monde en question l’importance du combat mené en ce moment par la jeunesse Tunisienne, celui mené par les Anonymous contre cette dictature est d’une importance capitale. C’est le premier du genre, et son issue aura des conséquences spectaculaires sur le rapport de force qu’entretiennent de trop nombreux régimes politiques avec leurs citoyens.

Le silence du gouvernement Français, et pire encore la dialectique choquante à laquelle vous vous êtes livré récemment au sujet du régime Tunisien, fait peser un fort soupçon de complicité sur la France.

L’argument d’un Ben Ali seul rempart contre les islamistes, considéré par beaucoup comme une excuse dont se drapent les complices de cette dictature, a été mis en pièce par nos soins en ce qui concerne internet. Nous avons eu, chez ReadWriteWeb, l’occasion d’affronter ce que nous pensions être, dans un premier temps, des groupes islamistes Tunisiens, avant de découvrir qu’il ne s’agissait en réalité que d’un poste avancé de l’armée numérique de Ben Ali, que nous avons par la suite mis à nu. Analysé et dénoncé, avec l’aide de plusieurs courageux citoyens Tunisiens, dont Slim Amamou, les graves atteintes dont l’armée numérique de Ben Ali se rend coupable à l’encontre de son peuple, bafouant ainsi la vie privée et la liberté d’expression de ses citoyens, sont intolérables aux yeux de toute démocratie qui se respecte.

Nous n’avons pas les compétences nous permettant d’estimer, comme beaucoup de spécialistes, le risque Islamiste dans la société Tunisienne. Pour ce qui est de l’internet Tunisien, par contre, après avoir essuyé durant le premier trimestre 2010 cinq attaques cordonnées d’ «islamistes» sur nos différents sites ainsi que sur nos espaces Facebook suite à la publication de cet article, nous sommes en mesure d’affirmer haut et fort que les Islamistes Tunisiens auxquels nous avons eu à faire – trois groupes distincts en apparence – ne sont en réalité que des agents du gouvernement Tunisien ou des sociétés travaillant à son service.

Nous avons identifié ces sociétés, à San Francisco, et son principal actionnaire, un ressortissant Tunisien qui réside lui à Oakland en Californie, ainsi que les méthodes et de nombreux rouages de l’armée numérique de Ben Ali, forte de 600 hommes, dédiés à l’ingénierie sociale en ligne et aux attaques informatiques. Nous avons également remonté différentes pistes, dont certaines mènent jusqu’en France.

A l’heure ou les Anonymous, qu’il convient d’appréhender comme une expression collective et mondiale en faveur de la liberté et de la démocratie, prend le parti du peuple Tunisien, il est temps pour la France de se ranger aux cotés de ceux qui défendent la liberté.

Cette notion que la France a naguère grandement aidé à populariser à travers le monde, la liberté, ne tolère pas de compromis. En continuant ainsi à justifier l’injustifiable, vous vous rangez de facto dans le camp de ses adversaires. Un camp qui, numériquement (dans tous les sens du terme), semble souffrir d’un handicap majeur.


Consequences will never be the same.

En vous remerciant par avance du communiqué que vous saurez, j’en suis sûr, rédiger afin de dénoncer les entraves faites aux libertés du peuple tunisien, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’expression de mes salutation distinguées.
-
Fabrice Epelboin
Editeur de ReadWriteWeb France

Source : http://fr.readwriteweb.com/2011/01/10/divers/lettre-ouverte-frdric-mitterrand-ministre-de-communication-du-gouvernement-franais-sidibouzid/

samedi 8 janvier 2011

Optunisia

Je ne poste pas en ce moment parce que je suis occupé par l'optunisia.

On se tient au courant !

jeudi 6 janvier 2011

Les trois groupes...

Il existe, au sein de notre front, trois groupes.

Il y a ceux qui vont diner chez Sarko.
Il y a ceux qui rêvent d'aller diner chez Sarko.
Il y a ceux qui jamais n'iront diner chez Sarko.

C'est de ce troisième groupe dont je me revendique. Ce troisième groupe, dur à conjuguer, car plein d'exceptions, ces exceptions qui font notre pluralité et l'individualité de chacun.
Nous sommes ce troisième doigt, levé devant le bouclier en plexiglas, tenu par un de leurs fils de pute d'agents assermentés. Nous considérons les pratiques illégales comme légitimes, et ne mâchons pas nos mots, appelant Assange prophète, et Sarkozy fils de pute.
Nous sommes souvent décriés dans les médias bien pensants, ces médias du premier et du second groupe. Ceux qui distribuent les bons points à leurs amis et nous laissent les mauvais.
Pensant que nous changerons de façon de lutter en lisant leurs torchons masturbatoires, ils ne se rendent pas compte qu'ils nous confortent.


Elle est libre de droit ta photo du con ?

Depuis combien de temps sont-ils là ? 
Plus de dix années.
Ont-ils empêché depuis tout ce temps les lois liberticides ?
Non.
Certain d'entre eux vont même diner dans la gueule du loup, feignant d'ignorer que c'est le loup qui les dine. Je les gerbe. 
Ces Eric Besson du front anti-HADOPI, les traitres. Ceux qui cachent leurs fulminations derrières quelques sourires suffisants en lisant ces lignes, pensant à tort que nous sommes jaloux d'eux. Encore une erreur de leurs égos surdimensionnés. Ils se reconnaissent.

"Nous tuerons nos ennemis, leurs collaborateurs, leurs sympathisants, les indécis, puis les indifférents."

Le temps n'est plus au dialogue. On ne peut discuter de rien avec nos dirigeants. Car nos dirigeants ne savent rien. Et ceux qui savent sont sous la coupe des ignorants.
Ce gouvernement, cette droite néo-libérale, que je vomis à chacune de ses interventions, nous conseillerait vraisemblablement de voir la poutre que nous avons dans l'œil avant de parler de la poussière dans le leur. 
Ils auraient raison. Ces brebis trop propres, trop politiquement correct, sont trop nombreuses dans notre troupeau. Je suis pour ma part de ces brebis galeuses, immangeables, je ne me laisse pas traire par le pouvoir, et chasse en meute, derrière un masque de Guy Fawkes.




Mais je m'occupe de ces poules mouillées ! Ne vous inquiétez pas, le ménage sera fait, à un moment ou à un autre. Par le vide si possible.
Nous nous occuperons ensuite de la poutre qui s'est logée dans le cul du gouvernement. Et encore, je qualifierai plutôt l'objet de traverse de chemin de fer.

L'opération sera brutale, douloureuse pour l'exécuteur comme pour l'exécuté. Le scalpel est aiguisé, le fil à recoudre a été égaré. Les compresses ne serviront qu'à essuyer nos mains, mais jamais à panser les plaies de ce pouvoir, corrompu, fascisant, favorisant cette atroce reproduction sociale qui cloue nos forces vives sur la croix de l'échec, à défaut de les clouer sur les bancs de l'école.  

Ces collèges républicains qui gâchent des destins, au lieu de forger des Hommes. Cette école qui apprend l'histoire comme l'arrange cette pute de République. Où est le  réel chapitre de l'esclavage ? Où est le chapitre sur les Pieds Noirs installés dans les camps de concentration à leurs retour du Magrebh ? Y'aura-t-il un chapitre pour ces Hommes renvoyés dans des charter, pour ces jeunes qui tombent  encore sous les balles de la Police ?

"Voyous, barbares, intégristes, casseurs, terroristes, salopards, sauvageons, ... Est ce que le compte est bon ?"



Que dira-t-on de notre époque dans cinquante ans ? J'espère qu'on en dira : "plus jamais ça". 
Plus jamais de ces lois liberticides et de ce retour aux valeurs de cette France profonde : xénophobie, droits de l'Homme allègrement bafoués par priorité sécuritaire, journalistes sous contrôle économique d'un pouvoir pourri, République bananière où copinages et jeux de pouvoirs marquent leur omniprésence au détriment du Peuple, dupé par TF1 et cette connasse d'animatrice préférée. Et Dieu sait pourtant à quelle point j'aime les blondes.

Cette cinquième République verra sa fin dans l'échec, dans la dette financière et sociale, dans l'injustice et la surpopulation carcérale.

"Pourquoi suis-je si marginal, épouse la cause du faible de façon machinale, ne voit que complot dans les lignes du journal, n'arrive à dormir que dans un bruit infernal ?"

Cet ordre nouveau dont je rêve chaque jours. Fait de liberté totale, sans Etat pour nous corrompre, sans autre autorité que l'image parentale, permettant à chaque Homme d'exprimer le bien en lui, de s'épanouir. Sans avoir à donner à l'Etat, qui dépensera allègrement le fruit de notre travail dans une Citroen haut de gamme... Par pitié, quitte à claquer notre pognon, prenez au moins des voitures qui ressemblent à des voitures ! Notre Président aurait beaucoup plus la classe en EOS !




Ce nouvel ordre, qui donnera au marché toute sa splendeur, sans cette corruption qui n'est liée qu'à l'omniprésence étatique, où aucuns de ces interdits ridicules n'entraveraient notre épanouissement et notre liberté d'entreprendre.

...

...

...

Je viens de recevoir ma feuille d'impôts.

dimanche 2 janvier 2011

Qu'est ce qu'une attaque DDoS ?

Précision sémantique : je vais ici parler de "pirates", mais sachez que les instigateurs d'attaques DDoS ne sont pas des pros ou des "hackers". Ces attaques sont très simples à lancer et ne nécessite aucune connaissances poussées dans les domaines tels que la programmation ou l'ingénierie réseau.
Cette précision faite, je vous souhaite bonne lecture.

Sortez vos stylos, ouvrez vos cahiers, aujourd'hui je vais tenter d'expliquer le DDoS aux gens de la vraie vie. Dans l'espoir qu'ils comprennent l'un des nombreux enjeux d'Internet et de sa sécurisation tant voulue par nos chères têtes pensantes et gouvernantes.
Les puristes comprendront que j'ai pu simplifier quelque peu mes explications, afin de les rendre plus accessibles. Je vous invite donc à ne pas vous limiter à la lecture de cet article si vous souhaitez parfaire votre connaissance de ce type d'attaque.

Depuis quelques semaines, on entend beaucoup parler d'attaques DDoS, ou attaques de déni de service distribué.
Elles sont utilisés par différents individus ou groupe d'individus, et à des fins très diverses, allant de l'extorsion au combat politique et idéologique.


Commençons par une définition un peu austère.
Les attaques de déni de service distribué consistent à utiliser le maximum de bande passante disponible afin de rendre un service informatique inutilisable.

J'imagine que ce n'est pas très causant pour les gens de la vraie vie. Aussi, dans un but pédagogique, je vais vous développer tout ça plus en détail.



Au début était le DoS...
Avant de parler de DDoS, il est bon de commencer par la base : les attaques DoS, le déni de service (non distribué). Il consiste à utiliser une connexion à Internet afin de générer un maximum de requêtes vers un site internet, ou un autre service en ligne, afin de le submerger, et de le rendre indisponible.

En gros, c'est comme si vous ouvriez le même site Internet cent fois par seconde, pendant une durée illimitée. Le but étant de surcharger le serveur web et de le rendre indisponible aux autres internautes.

Nous nous concentrerons sur les attaques ciblant des sites Internet, car la part des attaques concernant d'autres services est anecdotique (1%), d'autant plus qu'on rentrerait dans du très technique, et que ce n'est pas l'objet du présent article.

Le DoS est utilisé dans de très rares cas, notamment par Anonymous, mais j'y reviendrai plus bas.


Pourquoi le DoS est-il si peu utilisé ?
Vous vous doutez bien qu'un serveur web peut largement encaisser votre petite bande passante, même à fond. Les "pirates" ont donc trouvé la parade : utiliser plusieurs connexions à Internet afin de décupler la puissance disponible. On parle alors d'attaques de déni de service distribué, les fameuses attaques DDoS.

Pour pouvoir réaliser une telle attaque, vous devez donc avoir infecté au préalable différents ordinateurs, avec votre Trojan. Ce Trojan met un PC aux ordres du pirate. Il suffit alors que ce dernier ordonne à tous ses Trojans installés sur différents ordinateurs, de générer un maximum de requêtes vers le même site. Pour peu que vous disposiez d'un nombre suffisant de PC infectés (dits "zombies"), le serveur Web hébergeant le site attaqué croulera sous les requêtes, et sera indisponible.
Un réseau de PC infectés par le même Trojan s'appelle un botnet.

Vous avez donc saisit, tout du moins je l'espère, comment fonctionne une attaque DDoS, le principe en est simple : submerger un serveur afin qu'il ne réponde plus, qu'il ne remplisse plus son rôle, bref qu'il fasse un déni de service.



Comment faire pour que mon PC ne soit pas infecté par un Trojan ?
La réponse est simple : rien, si vous êtes sous Windows.

Les Trojans sont cryptés par de petit logiciels vendus 5 à 20 euros. Les anti viraux ne vous seront d'aucune utilité pour les Trojans cryptés depuis moins de six mois.
Au même titre que les laboratoires pharmaceutiques travaillent à éradiquer des maladies existantes, les éditeurs d'anti viraux auront toujours un train de retard sur les pirates, puisque ce sont les pirates qui créent les virus.
Je vous précise afin d'alimenter la psychose que depuis que je travail dans l'informatique, je n'ai jamais vu un PC sous Windows qui ne soit pas infecté par un ou plusieurs Trojans.
D'autant plus que les Trojans ne servent pas qu'au Dénis de service, ils servent également à enregistrer tout ce que vous tapez sur votre ordinateur, y compris les mots de passe, et numéros de carte bancaire. Ce procédé s'appelle "keylogger".
Le vice va tellement loin avec les keylogger, que le logiciel gérant le botnet est souvent capable de faire une jolie liste, avec le site sur lequel vous êtes allé, le nom d'utilisateur et le mot de passe.
Il peut également y avoir d'autres options, comme de voir l'écran du PC zombie en direct, ...
La collecte de ces informations est le plus souvent destiné à la revente, pour des spammeurs par exemple. Les numéros de carte bancaire seront revendus à des escrocs.

La seule et unique solution consiste à ne pas utiliser Windows, mais plutôt Linux ou Mac OS. Ces système étant beaucoup plus sécurisés, il n'existe pas de Trojans dessus.



Combien coûte un botnet ?
Simple calcule :
Le logiciel gérant le botnet et générant le Trojan : 20 $
Le crypteur afin de rendre le Trojan indétectable : 20 $
Les zombies : 0,3 à 0,7 $ par zombie, en fonction de sa provenance géographique. Pour un petit botnet, comptons 1000 zombies, mais 500 suffisent généralement à faire tomber un site (le site du ministère de la culture tombe avec 246 zombies !).
Bref, vous vous en sortirez entre 340 et 740 euros, selon la taille de votre botnet et la qualité de vos zombies.
Par qualité, on entend puissance de connexion à Internet : vous intéresserez plus un pirate si vous avez une connexion en fibre optique, plutôt qu'un modem 56k.
C'est pour cela qu'on voit apparaitre de nouveaux comportements : la vente de serveurs infectés.
En effet, les serveurs disposent d'une gigantesque bande passante, pouvant aller jusqu'à 1000 fois votre connexion ADSL standard. Ils intéressent donc beaucoup les pirates.


Existe-t-il des protections contre ces attaques ? Sont-elles efficaces ?
Je l'ai déjà dit sur ce blog, le DDoS utilise une faille structurelle du net, car elle équivaut à ce que des milliers d'internantes se connectent en même temps sur un site.
Vouloir se protéger d'un DDoS, c'est vouloir fermer une porte qui vous tue (vous met hors ligne) si elle se ferme.

Oui, il existe des protections, mais si le botnet vous attaquant est trop puissant, vous ne pourrez rien.
Ces protections sont fondées sur leurs capacités à encaisser ces immenses flux de bande passante. Si le flux est trop important, elles tomberont.
De plus, des serveurs protégés coutent très cher, jusqu'à dix fois le prix d'un serveur standard.
J'ai connu de vrais pros, dont le business dépendait d'un site qui subissait des attaques DDoS. Avec le temps ils réussissaient à déjouer ces attaques, grâce notamment à OVH, dont les serveurs mutualisés peuvent encaisser de très grosses attaques sans broncher. Ils utilisaient également des firewall et des configurations spécifiques pour leurs serveurs web.
Mais sachez que si le botnet d'en face compte plus de 50 000 zombies, il n'y a rien à faire, et votre serveur risquerai des dommages physiques importants, si l'attaque durait.




Qui utilise ces attaques et pourquoi ?
Beaucoup de gens utilisent ces attaques.
Les pirates, pour se faire la guerre entre eux. Notamment depuis que de grosses sommes d'argent sont en jeux, comme pour les sites de téléchargement ou les débrideurs. C'est un moyen de balayer la concurrence.

Il y a aussi des escrocs, pour faire du chantage aux entreprises : "votre site ne sera pas remis en ligne tant que vous n'aurez pas viré 3000 euros sur mon compte". Les entreprises payent, car elles ne veulent pas que leurs clients sachent qu'elles sont vulnérables à "des" attaques informatiques.

Dernièrement, les ayants droit ont payé une entreprise indienne afin qu'ils DDoS le site ThePirateBay, plus gros site de téléchargement au monde.

Le DDoS est aussi utilisé par des Etats, contre d'autres Etats. Les chinois,et les,russes ne sont pas mauvais à ce petit jeu. Les russes ont même fait un deal avec les pirates informatiques du monde entier : les pirates ne risquent aucune procédure judiciaire en Russie, s'ils n'attaquent pas d'intérêts russes.

Enfin, le DDoS peut être utilisé à des fins politiques, comme,Anonymous par exemple. Mais Anonymous utilise le DoS : il laisse le choix à chaque Internaute de devenir un "zombie volontaire", via un outil LOIC (pour Low Orbit Ion Canon). Les attaques sont donc coordonnées dans le temps et chaque participant fait un DoS de chez lui.
S'il se fait pincer, ce qui est extrêmement rare, il peut dire que son PC à été infecté par un Trojan.



Je terminerai ce billet pour dire qu'il n'y a que trois autorités réellement compétentes pour trouver les gérant de botnet : Interpol, le FBI et la NSA. Ils ne s'intéressent qu'à des botnet de plus de 60 000 zombies car ce type de botnet pourrait faire s'écrouler l'économie d'un pays entier.

Voilà, vous savez donc tout, ou presque, sur ces attaques. Elles sont la bombe nucléaire du Web et peuvent être déclenchées à n'importe quel moment et par n'importe qui. La seule chose qui importe lorsqu'on est "sous le feu", c'est d'attendre la fin de l'attaque, qui surviendra tôt ou tard ; et de surtout ne jamais céder aux exigences des assaillants.

jeudi 30 décembre 2010

Wikileaks serait-il en train de changer de méthode de diffusion ?

Ce n'est pas nouveau, Wikileaks change régulièrement de méthode dans la diffusion des documents "secrets" qu'ils trouvent.

Ainsi, ils avaient publié directement via leur site des documents américains classifiés concernant la guerre en Irak.
Ensuite, on les a vu changer de méthode pour les 250 000 "cables" diplomatiques. A ce moment là, l'équipe de Julian ASSANGE, fondateur de Wikileaks, avait transmis à de grands journaux la primeur de ces informations.



Depuis quelque jour, on a appris qu'Anonymous s'apprêtait à publier des informations très compromettantes sur Bank of America. Ces informations auraient été transmises par Wikileaks, en remerciement de la mobilisation d'Anonymous en faveur de Julian ASSANGE. Le géant de la finance américaine serait coupable de fraudes et de corruption... La deuxième erreur de Bank of America a été de fermer le compte de M. ASSANGE, ce qui semble avoir mis le feu aux poudres.

On ne peut que constater que Wikileaks change une nouvelle fois de méthode de diffusion.
Pourquoi ?

Tout d'abord, il est possible que Wikileaks choisisse ses "diffuseurs" en fonction de la nature de l'information et de son volume.
Pour "quelques" documents classifiés sur la guerre en Irak, le site de Wikileaks a suffit. Il pouvait supporter la charge et il n'y avait pas besoin de tout trier.

Lorsqu'ils se sont retrouvés avec 250 000 documents... Ça a dû devenir coton de trier... Ils ont donc fait appel à des journaux, qui, via leurs rédactions, avaient les ressources pour choisir ce qui était pertinent avant de le publier.


Enfin, lorsqu'il s'agit de se venger d'une banque, Wikileaks a choisit le groupe qui le soutient depuis le début, Anonymous, afin de "faire le boulot". D'autant plus qu'avec Anonymous, on sait que ça se fera sans pitié et sans aucune hésitation.

C'est une première possibilité.

Peut-être que Wikileaks considère que la diffusion via des groupes d'internautes comme Anonymous garantie une meilleure exploitation de leurs informations.
On sait que seuls 1% des cables diplomatiques transmis au journaux "partenaires" de Wikileaks ont été diffusés. Il semble également que les relations entre ces partenaires soient tendues...

Wikileaks cherche peut être un nouveau partenaire... Anonymous aime emmerder les gouvernements... Ces deux là sont faits pour s'entendre.




D'autant plus qu'Anonymous n'a pas la "lourdeur" de partenaires institutionnelles. Il est très facile pour eux de diffuser des informations très rapidement et à très grande échelle via le net. C'est un outil qu'ils maîtrisent très bien. On ajoutera qu'Anonymous a une grand expérience de la "subsistance" sur Internet : avec le temps, ils ont développé différents moyens de rester en ligne, quoiqu'il arrive. Pendant les guerres de DDoS par exemple, ou lorsqu'ils n'avaient plus d'argent pour payer leurs serveurs...

Le risque pour Wikileaks est la perte de contrôle de la diffusion de ces informations : vous ne pouvez pas passer un accord avec Anonymous, comme vous le feriez avec Le Monde. Le fonctionnement est bien trop anarchique pour que des engagements soient tenus.
Mais, après tout, Wikileaks n'a peut-être que faire du contrôle de la diffusion de ces informations : son but n'est-il pas justement de transmettre au plus grand nombre des informations classifiées (entre autre) ?

L'avenir nous dira si le couple Wikileaks-Anonymous est une longue histoire d'amour, ou un coup d'un soir... Quoiqu'il en soit, je ne peux que me réjouir de ce nouveau partenariat, qui présente, à mon sens, beaucoup plus d'avantages pour nous, utilisateurs et contribuables, que de laisser la diffusion à des acteurs plus "institutionnels".

mercredi 29 décembre 2010

Exclusif : Anonymous et Wikileaks s'apprêteraient à publier des documents incriminant Bank of America dans des affaires de corruption !

D'après nos informations, Anonymous prépare un très gros coup contre Bank Of America. Tout partirait de la fermeture du compte bancaire de Julian Assange chez la banque américaine. En représailles, Wikileaks aurait transmis à Anonymous des documents mettant en cause Bank Of America dans un certain nombre de trafics d'influence, de corruption...

Anonymous prépare actuellement un site Internet : http://BankOfAmericaSuck.com qui ouvrirai ce lundi.

Toutes ces informations sont à prendre au conditionnel : je ne suis pas journaliste, je suis un bloggeur.

Plus d'informations dès que possible.

Edit 1 : Bank of America subit des attaques DDoS d'Anonymous

Edit 2 : Les informations concernant les documents sur Bank of America se confirment : le site dédié annonce clairement la mise en ligne prochaine de ces documents.
De plus, la mise en place de protection anti DDoS laissent à penser qu'Anonymous se prépare à des attaques contre ce site.

dimanche 26 décembre 2010

Pourquoi nous devons soutenir les Anonymous...

Avant toute chose, je vais rappeler qui sont les Anonymous.

Il s'agit d'un groupe d'internautes un peu remontés contre les personnes morales ou physiques qui souhaitent contrôler l'Internet, et qui cherchent aussi à générer du "lulz".

Le lulz, c'est une corruption du lol. C'est se marrer avec des actions connes, généralement hardcore et si possible blessantes ou choquantes.

Anonymous s'organise de manière complètement anarchique, le principe étant que tout le monde est anonyme, il ne peut y avoir de chef lorsque tout le monde s'appelle "Anonymous".
Les actions sont donc proposées par des membres sur des "chan", comme le le 711chan, le rockstarchan ou autre. On a souvent associé le 4chan à Anonymous, mais c'est une erreur, le 4chan n'est pas tenu par des Anonymous. C'est une board qui leur sert de relais car elle est la board la plus importante et se caractérise par une grande stabilité technique.



Anonymous compte plusieurs "clans", une partie légale, qui se bat exclusivement contre l'Eglise de Scientologie ; et deux parties illégales : Insurgen et Partyvan.

Insurgen (/i/) est composé des "hacktivistes", on les qualifie souvent de pirates, mais il n'en n'est rien. Leurs compétences sont souvent limitées mais ils savent utiliser la bombe atomique du net : les attaques DoS, via un outil, LOIC. 
Vous trouverez ici les règles d'Insurgen.

Partyvan est issu d'une cession avec Insurgen, ce sont des racistes et génère du lulz au travers de cette idéologie. Ils ont, par exemple, refuser de contribuer à une opération d'aide aux dissidents iraniens, lancée par ThePirateBay et Insurgen, sous prétexte de leur origine ethnique.

Insurgen et Partyvan assument aussi leur part de combat contre l'Eglise de Scientologie, via le projet Chanonlogy par exemple.



Bref, voilà un bref aperçu de ce que sont les Anonymous.
Il est bon également de rappeler que les admins de ThePirateBay entretiennent des liens très étroits avec Insurgen.
Ce qui explique que suite à l'attaque DDoS de ThePirateBay par une société indienne, à la solde des lobbys de l'industrie culturelle, Anonymous ait rétorqué par une vaste opération de DoS, nommée "payback (is a bitch)".

Il se trouve que cette opération a trouvé plus de soutiens que les autres opérations d'Anonymous. Je ne me l'explique pas. Peut-être que la température monte un peu trop pour certains internautes, qui voient leur espace de liberté se rétrécir, et qu'ils se rabattent sur des actions plus dures que la signature de pétition, chose inutile, en tout cas en France.
Car le succès des opérations d'Anonymous est lié au nombre de participants. Et cette fois ci, ils ont en trouvé beaucoup.
Ils ont ainsi DoSer des sites de cabinets d'avocats défendant les ayants droit, trouvant au passage leur correspondance électronique sur leur serveur web... Cela a provoqué un scandale... Furent également victimes des sites d'organisations de défense du droit d'auteur dans le monde entier...

Puis est arrivée l'affaire Wikileaks. Là où un certain nombre d'internautes ont décidé de créer des sites miroirs du site de Wikileaks, les Anonymous ont attaqué les sociétés ayant choisit, sous pression des autorités américaines, de bloquer leurs prestations au site Wikileaks et à Julian ASSANGE, son fondateur. On compte parmi ces sociétés Visa, Mastercard, Paypal, Amazon, ...
On notera au passage, un peu par chauvinisme, que le site Wikileaks est maintenant hébergé en France, par OVH, qui s'est clairement refusé à toute fermeture du site sans une décision de justice en bonne et due forme.






Les détracteurs institutionnels d'Anonymous furent nombreux, pour une raison essentielle : la forme de leurs actions.
Si le fond est tout à fait acceptable pour la majorité d'entre nous, les attaques DDoS ne le sont pas. 
Les arguments des opposants à Anonymous au sein des "anti-hadopi" en France sont divers : le DDoS est illégal, il constitue une violation de la liberté d'expression, il s'appuie parfois sur des réseaux de PC infectés (botnets), ...
Je précise tout de suite que je ne partage pas cette opinion. Mes premiers actes d'engagements pour nos libertés sur le net se sont fait chez Anonymous ; bien avant que je ne rejoigne la Ligue ODEBI, bien avant que je ne fonde l'Atild ou ce blog. J'entretiens toujours des rapports d'amitiés avec certain d'entre eux, et j'ai participé à différentes opérations ces derniers temps, incluant du DoS, voir du DDoS. Et je dois dire une chose : comment ça fait du bien de retourner aux sources !



Je ne partage pas l'opinion de certains organismes bien-pensants qui condamnent le DDoS.
Il s'agit d'une arme qui ne connait, pour l'instant, aucun remède efficace. Elle est très simple à utiliser, elle est bon marché, elle est adaptable, et elle exploite une faille tellement structurelle d'Internet, qu'il faudrait "faire un autre Internet" pour s'en débarrasser (et encore). Le DDoS est maintenant difficilement traçable, sous 60 000 zombies, il offre donc un certain anonymat à son utilisateur.
Après divers tests, nous savons que les sites en ".gouv.fr" ne sont absolument pas protégés contre le type d'attaques.

Les soutiens institutionnels à Anonymous ne furent pas nombreux, mais il est important de noter celui de M. Stallman, grand gourou des licences libres, dont nombre de partisans ont craché sur Anonymous. J'avoue que j'ai commencé à lui chercher une autre case dans mon cerveau que celle "d'intégriste des licences libres" dans laquelle je l'avais collé.


Dans ce rapport de force qui nous oppose à l'industrie culturelle, aux gouvernements et bientôt aux FAI (DPI + QoS oblige), nous devons utiliser tous les outils à notre disposition. Le DDoS en est un, bien utilisé, il peut être radicalement dangereux pour nos opposants ; et la façon dont l'utilise Anonymous, via un DoS individuel, me semble gage de prudence, car l'utilisation en est décentralisée et chaque internaute décide.

A ceux qui mettent en avant l'atteinte à la liberté d'expression par le DDoS, je leur répondrai que pour une société commerciale dont le but est de faire de l'argent, et non pas de s'exprimer, il n'y a pas d'atteinte à la liberté d'expression. Il s'agit de frapper là ou ça fait mal : au portefeuille et à l'image, à la confiance qu'auront les actionnaires dans une société vulnérable à des ados de 15 ans.



A ceux qui ont peur que ce type d'attaque légitime une politique encore plus dure envers Internet, je répondrai qu'il faut choisir nos cibles avec soins de toujours garder l'opinion publique de notre côté, avec l'image "sympa" du "pirate". Que se passerait-il si Anonymous décidait de DDoSer le site des impôts en pleine période de déclaration d'imposition ? Nous jouirions d'un grand capital sympathie tout en frappant l'Etat à un endroit stratégique : ses finances.
J'ai bon espoir qu'une attaque de grande envergure contre des sites gouvernementaux génère un électrochoc et pousse nos représentants à s'intéresser et à enfin COMPRENDRE les enjeux techniques d'Internet et de l'informatique en général.
Comment peut-on confier à une infrastructure dont on ne connait techniquement rien la primeur de la transmission de l'information et des flux financiers ? Comment peut-on ensuite vouloir contrôler cette infrastructure ? C'est une grosse erreur de nos dirigeants. Ils n'ont pas de légitimité sur le réseau, car ils ne le contrôlent pas, ceux qui le contrôlent sont une immense armée de techniciens et d'ingénieurs.

A l'heure où l'Espagne prend elle aussi le chemin de la lutte contre les internautes et leurs libertés, où la France a déjà mis les deux pieds dedans, où les Etats-Unis négocient en secret des traités internationaux pour violer nos droits et nos liberté sur Internet, il est temps de réagir, et comme l'a si bien dit Bluetouff lors de la fermeture de son blog, de "prendre la maquis". Utilisons ce que nous avons : de la bande passante disponible et fermons leurs sites.