dimanche 9 janvier 2011

La Libre Connerie...

MAJ 10 janvier 2011 - Le billet ci-dessous contient une erreur : la licence GNU/GPL v2 autorise la vente des applications qui lui sont soumises.  Plus d'infos sur cette licence ici.

Il n'y a qu'un mot pour qualifier ce qui vient de se produire sur l'iOS App Store : Ridicule !

Pour rappel :
Le célèbre lecteur logiciel VideoLan, aussi dit VLC, a été porté en septembre dernier sur les périphériques Apple (iPod Touch, iPhone et un peu plus tard iPad). A ce titre il était vendu sur l'appstore. Plateforme de distribution d'applications en ligne d'Apple.

Puis la polémique a éclaté : le lecteur vidéo est depuis longtemps sous licence GNU/GPL v2, c'est une licence qui permet la diffusion du code source, sa libre modification par un tiers et la distribution gratuite du programme concerné. Et selon cette licence, le programme initialement sous GNU/GPL ne peut pas être distribué sous une autre licence (si j'ai dit une connerie, n'hésitez pas à me reprendre dans vos commentaires).
Comprenons que le but est d'éviter que des gens fassent de l'argent en récupérant une source gratuite, en la modifiant un peu et en la revendant sous une licence propriétaire.




Il se trouve que, bien que distribué gratuitement sur l'appstore, VLC était distribué sous la licence prévue par Apple pour la diffusion des applications via sa plateforme.

Arrive alors M. Rémi Denis-Courmont, accessoirement employé chez Nokia, qui a contribué au projet originel de VLC, et qui se trouve être un intégriste des licences libres, type GNU/GPL.
Ce monsieur s'oppose donc formellement à la diffusion de VLC sous une autre licence que sa licence libre. Il promet des poursuites judiciaires, dans le but de faire retirer VideoLan de l'appstore, au risque d'empêcher des millions de personnes d'accéder à l'application.
C'était en octobre. Je vous invite à relire l'article que l'ami Champeau écrivait à cette époque dans Numerama.

Et puis... Plus rien, j'étais rassuré...




Sauf que, il y a quelques heures, VLC a été retiré de l'appstore, par Apple, vraisemblablement contrainte par ce connard de libriste, qui semble faire fi de son conflit d'intérêts : c'est Nokia, concurrent direct d'Apple, qui le fait vivre ! De plus, il semble que travailler pour une société qui n'est pas franchement orientée "licences libres" ne le gêne pas.
Bref, Bluetouff bossait bien pour un prestataire d'Universal... Il semble qu'en France, ce genre de pratiques soient habituelles, et que peu soient les libristes qui vivent leur engagement à fond. Sans conflit d'intérêts.

Revenons à nos moutons.
La distribution d'un outil qui permettait de visionner des contenus culturels étant stoppée, Remi Courmont a contribué, à son petit niveau, à instaurer une forme de censure... L'industrie du film doit se réjouir de cette décision, et je n'aime pas quand l'industrie se réjouit. Ça me fatigue. Ça prouve que nous avons échoué.


De plus, je doute vraiment que limiter la distribution gratuite d'un projet open source à des millions d'utilisateurs, soit réellement un des objectifs de la GNU/GPL v2, orientée vers le partage.

Un mini scandale de plus pour ces projets communautaires, rongés par des guerres entre d'énormes firmes, alors que leurs membres devraient les en protéger. Ajoutez à cela la traditionnelle pincée d'ego surdimensionné qui caractérise nombre de ces bouffons du web... Et vous retirez VLC de l'appstore, pour aider Nokia, au plus grand plaisir de l'industrie et de votre ego ; en prétextant vous battre pour la Liberté et la libre défense de vos libres projets communautaires, ça me file une libre courante, selon l'expression désormais consacrée sur ce blog.

Bravo M. Rémi Denis-Courmont, sache que juste pour t'emmerder, j'écris cet article sur un iPad, avec VLC installé, et je vais le transférer sur mon MacBook, afin de le diffuser, sous aucune licence qui soit, car une licence, libre ou pas, est une prison pour ces oeuvres et créations. Tu l'as démontré aujourd'hui, mais ne t'inquiète pas, tu ne seras pas le dernier de ton espèce à prouver que ton mouvement est pourri par le conflit d'intérêts.
J'attends donc avec impatience le prochain scandale, et vais, avec ma libre conscience, dans mes libres chiottes, libérer un libre passage dans mon colon, et librement... Faire caca !

samedi 8 janvier 2011

Optunisia

Je ne poste pas en ce moment parce que je suis occupé par l'optunisia.

On se tient au courant !

jeudi 6 janvier 2011

Les trois groupes...

Il existe, au sein de notre front, trois groupes.

Il y a ceux qui vont diner chez Sarko.
Il y a ceux qui rêvent d'aller diner chez Sarko.
Il y a ceux qui jamais n'iront diner chez Sarko.

C'est de ce troisième groupe dont je me revendique. Ce troisième groupe, dur à conjuguer, car plein d'exceptions, ces exceptions qui font notre pluralité et l'individualité de chacun.
Nous sommes ce troisième doigt, levé devant le bouclier en plexiglas, tenu par un de leurs fils de pute d'agents assermentés. Nous considérons les pratiques illégales comme légitimes, et ne mâchons pas nos mots, appelant Assange prophète, et Sarkozy fils de pute.
Nous sommes souvent décriés dans les médias bien pensants, ces médias du premier et du second groupe. Ceux qui distribuent les bons points à leurs amis et nous laissent les mauvais.
Pensant que nous changerons de façon de lutter en lisant leurs torchons masturbatoires, ils ne se rendent pas compte qu'ils nous confortent.


Elle est libre de droit ta photo du con ?

Depuis combien de temps sont-ils là ? 
Plus de dix années.
Ont-ils empêché depuis tout ce temps les lois liberticides ?
Non.
Certain d'entre eux vont même diner dans la gueule du loup, feignant d'ignorer que c'est le loup qui les dine. Je les gerbe. 
Ces Eric Besson du front anti-HADOPI, les traitres. Ceux qui cachent leurs fulminations derrières quelques sourires suffisants en lisant ces lignes, pensant à tort que nous sommes jaloux d'eux. Encore une erreur de leurs égos surdimensionnés. Ils se reconnaissent.

"Nous tuerons nos ennemis, leurs collaborateurs, leurs sympathisants, les indécis, puis les indifférents."

Le temps n'est plus au dialogue. On ne peut discuter de rien avec nos dirigeants. Car nos dirigeants ne savent rien. Et ceux qui savent sont sous la coupe des ignorants.
Ce gouvernement, cette droite néo-libérale, que je vomis à chacune de ses interventions, nous conseillerait vraisemblablement de voir la poutre que nous avons dans l'œil avant de parler de la poussière dans le leur. 
Ils auraient raison. Ces brebis trop propres, trop politiquement correct, sont trop nombreuses dans notre troupeau. Je suis pour ma part de ces brebis galeuses, immangeables, je ne me laisse pas traire par le pouvoir, et chasse en meute, derrière un masque de Guy Fawkes.




Mais je m'occupe de ces poules mouillées ! Ne vous inquiétez pas, le ménage sera fait, à un moment ou à un autre. Par le vide si possible.
Nous nous occuperons ensuite de la poutre qui s'est logée dans le cul du gouvernement. Et encore, je qualifierai plutôt l'objet de traverse de chemin de fer.

L'opération sera brutale, douloureuse pour l'exécuteur comme pour l'exécuté. Le scalpel est aiguisé, le fil à recoudre a été égaré. Les compresses ne serviront qu'à essuyer nos mains, mais jamais à panser les plaies de ce pouvoir, corrompu, fascisant, favorisant cette atroce reproduction sociale qui cloue nos forces vives sur la croix de l'échec, à défaut de les clouer sur les bancs de l'école.  

Ces collèges républicains qui gâchent des destins, au lieu de forger des Hommes. Cette école qui apprend l'histoire comme l'arrange cette pute de République. Où est le  réel chapitre de l'esclavage ? Où est le chapitre sur les Pieds Noirs installés dans les camps de concentration à leurs retour du Magrebh ? Y'aura-t-il un chapitre pour ces Hommes renvoyés dans des charter, pour ces jeunes qui tombent  encore sous les balles de la Police ?

"Voyous, barbares, intégristes, casseurs, terroristes, salopards, sauvageons, ... Est ce que le compte est bon ?"



Que dira-t-on de notre époque dans cinquante ans ? J'espère qu'on en dira : "plus jamais ça". 
Plus jamais de ces lois liberticides et de ce retour aux valeurs de cette France profonde : xénophobie, droits de l'Homme allègrement bafoués par priorité sécuritaire, journalistes sous contrôle économique d'un pouvoir pourri, République bananière où copinages et jeux de pouvoirs marquent leur omniprésence au détriment du Peuple, dupé par TF1 et cette connasse d'animatrice préférée. Et Dieu sait pourtant à quelle point j'aime les blondes.

Cette cinquième République verra sa fin dans l'échec, dans la dette financière et sociale, dans l'injustice et la surpopulation carcérale.

"Pourquoi suis-je si marginal, épouse la cause du faible de façon machinale, ne voit que complot dans les lignes du journal, n'arrive à dormir que dans un bruit infernal ?"

Cet ordre nouveau dont je rêve chaque jours. Fait de liberté totale, sans Etat pour nous corrompre, sans autre autorité que l'image parentale, permettant à chaque Homme d'exprimer le bien en lui, de s'épanouir. Sans avoir à donner à l'Etat, qui dépensera allègrement le fruit de notre travail dans une Citroen haut de gamme... Par pitié, quitte à claquer notre pognon, prenez au moins des voitures qui ressemblent à des voitures ! Notre Président aurait beaucoup plus la classe en EOS !




Ce nouvel ordre, qui donnera au marché toute sa splendeur, sans cette corruption qui n'est liée qu'à l'omniprésence étatique, où aucuns de ces interdits ridicules n'entraveraient notre épanouissement et notre liberté d'entreprendre.

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Je viens de recevoir ma feuille d'impôts.

mercredi 5 janvier 2011

Délégué syndical en France, ou défenseur de son intérêt individuel...

Vous me direz que je crie au scandale tous les jours en ce moment, ... C'est le cas. C'est peut être lié au climat, à cette petite atmosphère de corruption qui règne un peu partout dans le pays.

Après les laboratoires pharmaceutiques et Nicolas Sarkozy il y a quelques jours, je ne vois pas pourquoi m'arrêter en si bon chemin.
Aussi, si les labos et Sarko sont de droite, populiste et fascisante, je ne vois pas pourquoi je ne m'attaquerai pas à la dictature du peuple de gauche, voir d'extrême gauche.

C'est décidé, étant fervent défendeur de l'égalité entre les hommes, aujourd'hui, je me fais les syndicats.

Mort de rire !


Qu'est ce qu'un syndicat ?
C'est une organisation composée de salariés, souvent corporatiste, qui est chargé de représenter et de défendre les intérêts de ces mêmes salariés devant l'employeur.
A cet effet, il y a donc un délégué syndical qui est nommé pour représenter le syndicat.
Le code du travail lui permet de s'octroyer quelques heures (voir un temps plein selon la taille de l'entreprise) de son temps au sein de l'entreprise, afin de réaliser sa mission syndicale.

Très vite, on comprend quelle est la nature de cette mission, en France.
Il s'agit de négocier avec l'employeur les augmentations de salaires, les départs à la retraite, les licenciements, ... Egalement, notre cher délégué syndical sera chargé de défendre les salariés lors de conflits avec leur employeur.

Nous parlions hier de pouvoir... Imaginez le pouvoir du délégué syndical... C'est lui qui négocie votre salaire et vos conditions de travail avec l'employeur.
Dans ces négociations, il dispose d'une arme ultime, le DDoS des relations patronat-salariat en France : le droit de Grève ! Et il en a usé, et il en usera !



On imagine ce sympathique moustachu, un peu gueulard, qui va récupérer à la hussarde quelques petits points d'augmentation de salaire tous les ans. Ce même moustachu qui vous aidera dans vos démarches, lorsque le patron voudra vous mettre dans un placard, ou vous assignera aux prud'hommes.

Ce tableau est presque idyllique...

Et puis, un jour, comme le patronat en avait marre de se faire "récupérer à la hussarde quelques petits points d'augmentation de salaire", nos amis les patrons se sont dits : pourquoi payer tout le salariat, alors qu'on pourrait juste payer les délégués et autres responsables syndicales pour qu'ils nous fichent la paix ! Et les patrons ont donné un nom très sympathique à ce concept : " la fluidification des relations sociales".

On peut imaginer que les camarades délégués ont hurlé devant ces tentatives de corruption, remettant en cause des années de luttes des classes, de la défense ouvrière, des acquis sociaux, ...
Mais non... Nos amis les syndicats ont accepté de baisser leurs froques pour quelques valises de billets, appartements de fonction, postes plus avantageux, ... En échange de quoi, ils signaient ce que voulait le patron. Bref, ils se sont fait "fluidifier la relation sociale".

Alors évidemment, afin d'éviter la polémique, on a rincé tout le monde. Il fut un temps ou le patronat payait toutes les notes de frais des camarades, même les restaurants en famille et autres sorties dominicales...



Et puis, pendant les "négociations", on continuait à se prendre pour Karl Marx, pour faire bonne impression devant les salariés qui payaient tous les ans leurs cotisations. Et les patrons, jouaient le jeu du tortionnaire, quelques temps, pour faire bonne impression.

Enfin, le pouvoir étant complice, et voulant éviter des conflits sociaux trop durs, le droit syndical et fiscal permettait une grande opacité dans les comptes syndicaux. Le détournement de fond était devenu monnaie courante. Les comptes bancaires des syndicats d'hier, c'était un peu les comptes bancaires au Liechtenstein d'aujourd'hui : vous prenez ce que vous voulez, c'est net d'impôts et on ne vous pose pas de questions.

C'est quand les choses ont commencé à changer, que le scandale de l'IUMM a éclaté... Une organisation patronale, qui donnait des sommes extravagantes en espèces à des responsables syndicaux pour éviter des mouvements de grève... Elle est belle la lutte des classes non ?



Evidemment, je prends le gros exemple de corruption de syndicats, mais mettons-nous à un niveau plus micro économique.
Un de mes amis, docteur en droit syndical et professeur à l'université de cette noble matière, me faisait part d'une anecdote amusante.
Il y a quelques temps, alors qu'il donnait un cour à des DRH, l'une d'elle vient le voir et lui exprime sa volonté de sanctionner un des délégués syndicaux de sa société. En effet, alors qu'elle faisait ses courses un mercredi après-midi, elle a vu déambuler dans les allées du magasins son délégué, pendant ses heures de délégation syndicale...
Mon ami lui explique alors la démarche, afin de lui retirer son mandat. Ce sur quoi elle répond : "Ah oui, mais il me signe tous les accords proposés par la direction, sans broncher"...
Elle a finalement pris la décision de le laisser faire ses courses pendant ses heures de délégation, en échange de la "paix sociale".

Ce n'est pas normal. C'est scandaleux. Aussi bien de la part des patrons que de la part des syndicats. D'autant plus qu'il y a des victimes collatérales de ce système : les salariés, qui sont pour une grande majorité non syndiqués, et qui doivent subir ces petits arrangements ; au détriment de l'intérêt salarial, de l'intérêt de ceux qui travaillent !

Moralité : je reste dans ma TPE, tellement Très Petite que j'y suis seul. Ni Dieu, Ni Maître et je fais ce que je veux !


mardi 4 janvier 2011

Prescrire, Médiator et industrie pharmaceutique

Aujourd'hui c'est un coup de projecteur que je vous propose.
Ce coup de projecteur bénéficiera (je l'espère) au magazine Prescrire, dont on a beaucoup entendu parler ces derniers temps avec le scandale du Mediator.

Il existe un petit village gaulois au sein des revues médicales de notre pays. C'est un magazine qui ne compte aucune pub pour des médicaments, il ne bénéficie d'aucun financement des laboratoires pharmaceutiques et aucun de ses membres n'a de conflit d'intérêt avec l'industrie.

Le sympathique mensuel est donc uniquement financé par les abonnés. L'abonnement est un poil plus cher que les autres... Mais l'indépendance est à ce prix.




Autant vous le dire, ces mecs là sont couillus. D'autant plus, qu'à mon avis, ils doivent supporter d'énormes pressions de la part des laboratoires, et qu'ils n'hésitent pas à énoncer clairement la vérité sur ces "nouveautés" dont nous bassinent tous les jours l'industrie pharmaceutique.

J'ai subi quelques pressions de l'industrie culturelle, qui se limitaient à des menaces professionnelles et de dépôts de plainte... Je me suis laissé entendre que Pascal Nègre m'avait sympathiquement qualifié de "fils de pute" ... Mais rien de bien méchant.
Le lobby de l'industrie pharmaceutique est bien plus dangereux, car beaucoup plus d'argent est en jeu. Je n'ose imaginer leur puissance.

Arrêtons-nous une seconde et réfléchissons au pouvoir qui serait le nôtre si nous pouvions soigner 80% des maladies connues... Imaginez même que nous pourrions empêcher ces maladies, via des vaccins par exemple. Nous serions Dieu.
Je parlais dans un récent billet de la richesse que génère le secret pour nos dirigeants, de la capacité du secret à avantager les êtres humains dans les relations de pouvoir... Les brevets sur les trouvailles pharmaceutiques sont ces secrets, et ces brevets valent bien plus les cables diplomatiques américains.

Le lobby est si puissant qu'il peut organiser d'immenses campagnes de tests sur des êtres humains, dans les pays défavorisés. Ils contrôlent nos Etats, ceux du Sud comme ceux du Nord.
Pour exemple, ils donnent à une population ultra-défavorisée un vaccin contre une maladie grave en échange de sa participation à un test pour un médicament. Les effets secondaires de ces tests peuvent être catastrophiques. Mais les autorités locales, nationales et internationales sont tellement corrompues par les laboratoires qu'elles ne bougent pas le petit doigt.
Je vous invite à quelques lectures à ce sujet comme La constance du jardinier du John le Carré ou encore Cobayes Humains de Sonia Shah.



Et la France dans tout ça ?
La France est pour les laboratoires, le marché le plus attractif au monde.

Commençons par la corruption qui règne parmi nos élites médicales, celles que vous voyez à la télévision ou que vous entendez à la radio, nous annonçant ces risques de "pandémies" à tout bout de champ. 
Ces élites qui critiquent le pouvoir en place dès lors qu'il ne va pas dans le sens de l'industrie pharmaceutique et distribue les bons points dès que Roselyne Bachelot commande un nombre extravaguant de vaccins anti grippe A...
Ces professeurs de médecine, ces économistes de la santé, pourris par le conflit d'intérêt jusqu'à la moelle, dont les laboratoires s'offrent les discours et la notoriété en échange de quelques week-end en Relais et Châteaux, et de quelques formations à l'Ile Maurice, où "toute la famille est conviée", comprenez "invitée".
Ce sont encore ces éminences grises qui décident des fameuses AMM, les Autorisations de Mise sur le Marché de nos médicaments.
On demande bien sur aux membres de l'AFSSAPS de déclarer leurs conflits d'intérêts, mais ils en ont tous ! Alors, on prend ceux "qui en ont le moins"... Il n'y a presque pas d'experts médicaux non corrompus dans notre pays.



Ensuite vient ce qui intéresse le plus l'industrie dans notre spécificité française : la décision du taux de remboursement.
Accrochez-vous bien. Ce taux de remboursement est officiellement fixé en fonction de l'intérêt du médicament, de son SMR, le Service Médical Rendu. 
Et l'autorité chargée d'évaluer ce SMR se fonde sur... Des études fournies par les laboratoires pharmaceutiques ! Comment cette autorité peut-elle alors évaluer indépendamment le SMR d'un médicament ? Elle ne le peut pas, elle est pieds et poings liés par les laboratoires pharmaceutiques.
La chose la plus folle, c'est que c'est l'assurance maladie qui va rembourser ces médicaments, elle qu'elle n'a presque pas son mot à dire dans ces processus.

Vous ne me croyez pas ? Vous pensez que le tableau est trop sombre pour être vrai ?

Alors posez-vous la question... Pourquoi le scandale du Mediator ? Et surtout "Comment ?"...
Tout d'abord parce que le laboratoire Servier, fabriquant du Mediator, est français. Et en France, on soutient notre industrie. On la soutient tellement que lorsque des signaux sont envoyés, prouvant la dangerosité d'un médicament, on ne le retire pas de la vente.

Seuls quelques experts, dont la revue Prescrire, ont alerté les autorités. Mais les autorités ont toutes des conflits d'intérêts avec les laboratoires.
Les secrétaires de la Hautes Autorité de Santé recevaient encore, il y a peu, pour Noël, des caisses remplies de bouteilles de Champagne de la part des laboratoires. Imaginez ce que recevaient les dirigeants ?



J'ai souvent feuilleté Prescrire ces dernières années, et il reste encore des dizaines de médicaments qui sont qualifiés de "dangereux", comme l'était le Mediator et d'autres médicaments dont Servier fut l'auteur.
Je ne compte même pas ces médicaments détournés de leur objet initial par les laboratoires... 
Exemple : 
Vous êtes un laboratoire pharmaceutique, vous sortez en 1990 un médicament contre le cancer... En 2000, votre médicament ne vaut plus rien, car de nouveaux traitements sont sortis.
Qu'à cela ne tienne, vous financez une étude démontrant que votre médicament est efficace contre la sclérose en plaques... Et c'est reparti pour un tour !

Nouvelle boîte, nouvelle utilité, même molécule...
Le seul investissement pour vous, c'est l'énorme campagne de communication auprès des malades de la sclérose en plaques pour qu'ils essayent ce "nouveau traitement". 
On notera également qu'il vous faudra "convaincre" les associations de malades, qui iront hurler en cœur sous les fenêtres du ministère de la santé que ce serait "totalement inhumain de refuser de rembourser ce nouveau traitement" à nos malades...
A cela vous ajoutez un ou deux voyages familiaux à des destinations tropicales pour quelques professeurs de médecine en mal de vacances. Pendant ce séjour, vous organiserez des conférences afin de présenter votre "faux-nouveau produit miracle contre la sclérose en plaques"...
A leur retour de vacances, ces experts ne manqueront pas de publier un papier dans une revue médicale (que vous financez par la publicité). Ce papier prônera évidemment l'utilité de votre nouveau médicament dans la lutte contre la sclérose en plaques.
Ajoutez à cela les principes de corruption exposés plus haut dans ce billet...
A terme vous aurez votre AMM, votre remboursement à 100%, pour traiter la sclérose en plaque avec un médicament contre le cancer, âgé de 10 ans...
Bienvenue dans le monde merveilleux de la bonne santé !

dimanche 2 janvier 2011

Julian Assange, nouveau prophète ?

Il existe une vérité. 
De tout temps cette vérité à permis à des Hommes d'exercer un pouvoir sur d'autres Hommes.
Cette vérité est immuable : celui qui a l'information dispose du pouvoir.

Quelque soit le contexte, si vous savez quelque chose sur quelqu'un, et que cette personne souhaite garder le secret, vous avez du pouvoir sur elle.

Exemple simple : vous savez que votre meilleure amie trompe son copain, vous avez du pouvoir sur elle, car elle fera tout pour que ce secret ne soit pas révélé.
Mais cette information n'a de la valeur que tant qu'elle reste secrète, si le secret est dévoilé, la valeur de l'information s'effondre.

Prenons un peu de hauteur et mettons nous au niveau d'une collectivité, même mieux, au niveau d'un Etat...

Un Etat, comme la République Française, dispose d'un certain nombre de secrets. C'est en quelque sorte son pouvoir. Cette pratique est tellement ancrée dans notre culture administrative, que nous avons codifié le classement de ces informations, en fonction de leurs valeur : confidentiel défense, secret défense et très secret défense.
Depuis peu, des lieux peuvent être classifiés, au même titre que des documents. Cette classification est tellement sacralisée que même la Justice doit s'y plier. L'accès à ces éléments classifiés lui est donc difficile, voir même impossible.



Chaque Etat dispose donc d'un trésor de guerre, jalousement conservé et parfois partagé avec d'autres Etats, en échange d'autres informations ou parfois de plus de sécurité.

L'information est donc devenue une monnaie, comme l'Euro, le Dollar ou le Yen

La question qu'on peut se poser est la suivante : que se passe-t-il lorsque ces informations sont éventés ?
Que se passe-t-il lorsqu'on divulgue des documents classifiés ?

1. Avant même de prendre connaissance des documents, on met mal à l'aise les fonctionnaires chargés de la sécurité de ces informations. Des destins individuels sont remis en cause.

2. Ensuite, on étudie les documents révélés, on y retrouve généralement des choses "dont tout le monde se doutait", et qui trouvent confirmation dans ces documents officiels.

3. Les officiels commencent à hurler au vol, à l'espionnage, car en fin de compte, vous avez porté atteinte à leur patrimoine. En divulguant ces informations, vous avez contribué à élever la Nation, à réduire la différence entre les gouvernants et les gouvernés, et ça, aucun gouvernant ne peut l'accepter. Car c'est cette connaissance secrète qui leur permet de garder le pouvoir. Ils le gardent jalousement.

Dans la Rome antique, la plèbe a longtemps lutté pour connaître les règles de Droit qui étaient cachées par les aristocrates afin de conserver le pouvoir. La situation est-elle vraiment différente maintenant ?

4. A terme, le fait que ces informations aient été divulguées va compromettre les sources qui ne voudront plus fournir d'informations, de peur d'être à nouveau compromises. Vous avez donc porté un sacré coup à collecte d'information par l'Etat, pour des années... Les conséquences s'en feront sentir pendant longtemps.

5. Comme toute action entraine une réaction, vous allez vous mettre à dos les gouvernants du pays dont vous avez diffusé les informations. Leurs services vont vous traquer, ils vont vous salir.

6. Vous allez devoir faire face à une puissance si énorme que vous allez surement en mourir.

C'est ce qui arrivera à Julian Assange, il se fera assassiner. Ce ne sera peut-être pas aussi clair, peut être que son assassinat sera maquillé, mais le jour où on annoncera sa mort, je ne me ferai pas trop d'illusions sur l'origine de son décès.



Mais Julian Assange n'est pas un politique. Il n'est pas un officiel. C'est un technicien de l'information qui exploite les informations qui lui sont transmises par d'autres informaticiens. Julian Assange ne cherche pas le pouvoir, sinon il garderait l'information pour lui. M. Assange est un idéaliste, et les gouvernants commencent tout juste à se rendre compte de leur erreur.

Cette erreur sera celle qui causera la perte du système de répartition des pouvoirs tels que nous le connaissons actuellement.
Cette erreur est liée à la vérité sus citée.
Cette erreur c'est d'avoir confié le traitement et le stockage des données confidentielles à des machines et à des techniciens pour les contrôler et les maintenir.
Pensez-vous qu'un politique soit capable de trouver le bouton pour allumer un serveur, de pouvoir se logger et de pouvoir naviguer dans une Debian en invite de commande ?
A mon avis, aucun d'entre eux ne sait le faire... Pourtant ils savaient auparavant ouvrir une armoire fermée à clé pour en sortir les documents qui les intéressaient.
Peut-être que la paresse les a poussé à sous traiter ce type de tâches... Ce n'est qu'une supposition.
Si les machines ne risquent pas de divulguer les informations aux médias, les techniciens sont des êtres humains, et on a oublié qu'ils avaient une conscience politique. Les techniciens ne sont pas des machines.



Sans y penser, nos dirigeants ont confié le pouvoir à des informaticiens.
Lorsqu'ils parlent d'informatisation, ils pensent aux machines, sans penser qu'ils rajouteraient des intermédiaires humains... Quelle erreur...

Pour l'instant, ces informaticiens ne se sont pas fédérés. Mais que se passera-t-il le jour où un prophète arrivera ? Et si Julian Assange était ce prophète ? Ce Jésus Christ des informaticiens... On peut sourire de cette comparaison un peu hasardeuse au premier abord, mais réfléchissons y deux minutes.

Grace à une seule et unique source, un informaticien militaire américain, M. Assange a réussit à récupérer 250 000 documents américains classifiés. Et il ne fait aucun doute que ce déballage va suciter des vocations... D'autres Bradley verront bientôt le jour, avant d'être enfermés.

M Assange mourra, les autorités le crucifieront, au sens propre ou figuré. Il sera le martyr des techniciens. Déjà des proches, des apôtres de Julian Assange, s'inspirent de Wikileaks et créent leurs Eglises, leurs sites de diffusion, ...



Je ne me fais pas d'illusions, de ces Eglises naitra un Pape, dont le seul but sera le pouvoir, et il dira agir au nom du prophète... C'est un schéma classique. Mais au moins un contre pouvoir sera né.

Je pense que peu de personnes ont pris la mesure de ce qui était en train de se passer dans nos sous sols câblés... Au fond des datacenters dort une conscience politique, celle ci s'exprimait jusqu'à maintenant par des projets de développement de logiciels "libres", dont la plus grande démonstration était OpenOffice. Mais on dirait que l'expression de cette conscience évolue à mesure que nos dirigeants automatisent le traitement des données.
Cette évolution devrait faire peur, car elle va s'accompagner de crises politique et économiques, plus ou moins graves, toujours médiatisés. Ces crises seront plus graves aux Etats-Unis, où le peuple décide beaucoup plus qu'en France...

Quoiqu'il arrive, je préfèrerai toujours la dictature de la transparence, plutôt que la dictature des dirigeants. 

La dictature de la transparence sera "administrée" par des informaticiens. Pour en cotoyer toute la journée, je vous le dis, ils sont moins indulgents avec le pouvoir que nos syndicats, qui se font "fluidifier la relation sociale" à grand coup de mallettes pleines d'euros.
Impatient de voir se mettre en place ce nouveau système de pouvoir, je choisis mon camp, et ce sera naturellement celui de M. Assange, celui de la vérité.

Qu'est ce qu'une attaque DDoS ?

Précision sémantique : je vais ici parler de "pirates", mais sachez que les instigateurs d'attaques DDoS ne sont pas des pros ou des "hackers". Ces attaques sont très simples à lancer et ne nécessite aucune connaissances poussées dans les domaines tels que la programmation ou l'ingénierie réseau.
Cette précision faite, je vous souhaite bonne lecture.

Sortez vos stylos, ouvrez vos cahiers, aujourd'hui je vais tenter d'expliquer le DDoS aux gens de la vraie vie. Dans l'espoir qu'ils comprennent l'un des nombreux enjeux d'Internet et de sa sécurisation tant voulue par nos chères têtes pensantes et gouvernantes.
Les puristes comprendront que j'ai pu simplifier quelque peu mes explications, afin de les rendre plus accessibles. Je vous invite donc à ne pas vous limiter à la lecture de cet article si vous souhaitez parfaire votre connaissance de ce type d'attaque.

Depuis quelques semaines, on entend beaucoup parler d'attaques DDoS, ou attaques de déni de service distribué.
Elles sont utilisés par différents individus ou groupe d'individus, et à des fins très diverses, allant de l'extorsion au combat politique et idéologique.


Commençons par une définition un peu austère.
Les attaques de déni de service distribué consistent à utiliser le maximum de bande passante disponible afin de rendre un service informatique inutilisable.

J'imagine que ce n'est pas très causant pour les gens de la vraie vie. Aussi, dans un but pédagogique, je vais vous développer tout ça plus en détail.



Au début était le DoS...
Avant de parler de DDoS, il est bon de commencer par la base : les attaques DoS, le déni de service (non distribué). Il consiste à utiliser une connexion à Internet afin de générer un maximum de requêtes vers un site internet, ou un autre service en ligne, afin de le submerger, et de le rendre indisponible.

En gros, c'est comme si vous ouvriez le même site Internet cent fois par seconde, pendant une durée illimitée. Le but étant de surcharger le serveur web et de le rendre indisponible aux autres internautes.

Nous nous concentrerons sur les attaques ciblant des sites Internet, car la part des attaques concernant d'autres services est anecdotique (1%), d'autant plus qu'on rentrerait dans du très technique, et que ce n'est pas l'objet du présent article.

Le DoS est utilisé dans de très rares cas, notamment par Anonymous, mais j'y reviendrai plus bas.


Pourquoi le DoS est-il si peu utilisé ?
Vous vous doutez bien qu'un serveur web peut largement encaisser votre petite bande passante, même à fond. Les "pirates" ont donc trouvé la parade : utiliser plusieurs connexions à Internet afin de décupler la puissance disponible. On parle alors d'attaques de déni de service distribué, les fameuses attaques DDoS.

Pour pouvoir réaliser une telle attaque, vous devez donc avoir infecté au préalable différents ordinateurs, avec votre Trojan. Ce Trojan met un PC aux ordres du pirate. Il suffit alors que ce dernier ordonne à tous ses Trojans installés sur différents ordinateurs, de générer un maximum de requêtes vers le même site. Pour peu que vous disposiez d'un nombre suffisant de PC infectés (dits "zombies"), le serveur Web hébergeant le site attaqué croulera sous les requêtes, et sera indisponible.
Un réseau de PC infectés par le même Trojan s'appelle un botnet.

Vous avez donc saisit, tout du moins je l'espère, comment fonctionne une attaque DDoS, le principe en est simple : submerger un serveur afin qu'il ne réponde plus, qu'il ne remplisse plus son rôle, bref qu'il fasse un déni de service.



Comment faire pour que mon PC ne soit pas infecté par un Trojan ?
La réponse est simple : rien, si vous êtes sous Windows.

Les Trojans sont cryptés par de petit logiciels vendus 5 à 20 euros. Les anti viraux ne vous seront d'aucune utilité pour les Trojans cryptés depuis moins de six mois.
Au même titre que les laboratoires pharmaceutiques travaillent à éradiquer des maladies existantes, les éditeurs d'anti viraux auront toujours un train de retard sur les pirates, puisque ce sont les pirates qui créent les virus.
Je vous précise afin d'alimenter la psychose que depuis que je travail dans l'informatique, je n'ai jamais vu un PC sous Windows qui ne soit pas infecté par un ou plusieurs Trojans.
D'autant plus que les Trojans ne servent pas qu'au Dénis de service, ils servent également à enregistrer tout ce que vous tapez sur votre ordinateur, y compris les mots de passe, et numéros de carte bancaire. Ce procédé s'appelle "keylogger".
Le vice va tellement loin avec les keylogger, que le logiciel gérant le botnet est souvent capable de faire une jolie liste, avec le site sur lequel vous êtes allé, le nom d'utilisateur et le mot de passe.
Il peut également y avoir d'autres options, comme de voir l'écran du PC zombie en direct, ...
La collecte de ces informations est le plus souvent destiné à la revente, pour des spammeurs par exemple. Les numéros de carte bancaire seront revendus à des escrocs.

La seule et unique solution consiste à ne pas utiliser Windows, mais plutôt Linux ou Mac OS. Ces système étant beaucoup plus sécurisés, il n'existe pas de Trojans dessus.



Combien coûte un botnet ?
Simple calcule :
Le logiciel gérant le botnet et générant le Trojan : 20 $
Le crypteur afin de rendre le Trojan indétectable : 20 $
Les zombies : 0,3 à 0,7 $ par zombie, en fonction de sa provenance géographique. Pour un petit botnet, comptons 1000 zombies, mais 500 suffisent généralement à faire tomber un site (le site du ministère de la culture tombe avec 246 zombies !).
Bref, vous vous en sortirez entre 340 et 740 euros, selon la taille de votre botnet et la qualité de vos zombies.
Par qualité, on entend puissance de connexion à Internet : vous intéresserez plus un pirate si vous avez une connexion en fibre optique, plutôt qu'un modem 56k.
C'est pour cela qu'on voit apparaitre de nouveaux comportements : la vente de serveurs infectés.
En effet, les serveurs disposent d'une gigantesque bande passante, pouvant aller jusqu'à 1000 fois votre connexion ADSL standard. Ils intéressent donc beaucoup les pirates.


Existe-t-il des protections contre ces attaques ? Sont-elles efficaces ?
Je l'ai déjà dit sur ce blog, le DDoS utilise une faille structurelle du net, car elle équivaut à ce que des milliers d'internantes se connectent en même temps sur un site.
Vouloir se protéger d'un DDoS, c'est vouloir fermer une porte qui vous tue (vous met hors ligne) si elle se ferme.

Oui, il existe des protections, mais si le botnet vous attaquant est trop puissant, vous ne pourrez rien.
Ces protections sont fondées sur leurs capacités à encaisser ces immenses flux de bande passante. Si le flux est trop important, elles tomberont.
De plus, des serveurs protégés coutent très cher, jusqu'à dix fois le prix d'un serveur standard.
J'ai connu de vrais pros, dont le business dépendait d'un site qui subissait des attaques DDoS. Avec le temps ils réussissaient à déjouer ces attaques, grâce notamment à OVH, dont les serveurs mutualisés peuvent encaisser de très grosses attaques sans broncher. Ils utilisaient également des firewall et des configurations spécifiques pour leurs serveurs web.
Mais sachez que si le botnet d'en face compte plus de 50 000 zombies, il n'y a rien à faire, et votre serveur risquerai des dommages physiques importants, si l'attaque durait.




Qui utilise ces attaques et pourquoi ?
Beaucoup de gens utilisent ces attaques.
Les pirates, pour se faire la guerre entre eux. Notamment depuis que de grosses sommes d'argent sont en jeux, comme pour les sites de téléchargement ou les débrideurs. C'est un moyen de balayer la concurrence.

Il y a aussi des escrocs, pour faire du chantage aux entreprises : "votre site ne sera pas remis en ligne tant que vous n'aurez pas viré 3000 euros sur mon compte". Les entreprises payent, car elles ne veulent pas que leurs clients sachent qu'elles sont vulnérables à "des" attaques informatiques.

Dernièrement, les ayants droit ont payé une entreprise indienne afin qu'ils DDoS le site ThePirateBay, plus gros site de téléchargement au monde.

Le DDoS est aussi utilisé par des Etats, contre d'autres Etats. Les chinois,et les,russes ne sont pas mauvais à ce petit jeu. Les russes ont même fait un deal avec les pirates informatiques du monde entier : les pirates ne risquent aucune procédure judiciaire en Russie, s'ils n'attaquent pas d'intérêts russes.

Enfin, le DDoS peut être utilisé à des fins politiques, comme,Anonymous par exemple. Mais Anonymous utilise le DoS : il laisse le choix à chaque Internaute de devenir un "zombie volontaire", via un outil LOIC (pour Low Orbit Ion Canon). Les attaques sont donc coordonnées dans le temps et chaque participant fait un DoS de chez lui.
S'il se fait pincer, ce qui est extrêmement rare, il peut dire que son PC à été infecté par un Trojan.



Je terminerai ce billet pour dire qu'il n'y a que trois autorités réellement compétentes pour trouver les gérant de botnet : Interpol, le FBI et la NSA. Ils ne s'intéressent qu'à des botnet de plus de 60 000 zombies car ce type de botnet pourrait faire s'écrouler l'économie d'un pays entier.

Voilà, vous savez donc tout, ou presque, sur ces attaques. Elles sont la bombe nucléaire du Web et peuvent être déclenchées à n'importe quel moment et par n'importe qui. La seule chose qui importe lorsqu'on est "sous le feu", c'est d'attendre la fin de l'attaque, qui surviendra tôt ou tard ; et de surtout ne jamais céder aux exigences des assaillants.